Petite Marie, grande actrice

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Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) La jeune actrice Sophie Nélisse n'a que 12 ans, mais déjà, elle impressionne. Plusieurs l'ont découverte dans Monsieur Lazhar, où elle crevait l'écran. D'autres l'ont remarquée à la télévision dans Les Parent, où elle fait d'occasionnelles apparitions. Dans Ésimésac, elle est Marie Gélinas. La plus petite du village, mais aussi la plus sage. Une vieille âme.

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Sophie Nélisse

Photo Alliance

« Marie a un grand coeur et elle aime vraiment son frère. Pour elle, le village passe avant tout », résume la jeune interprète, qui parle d'Ésimésac comme d'une expérience formidable. Dans laquelle elle avait quand même un peu peur de plonger.

« Au début, j'étais stressée. Je voyais tous ces grands acteurs plus vieux que moi et très connus. Ça m'impressionnait : je me disais qu'ils allaient me trouver poche. Finalement, ça s'est super bien passé. Ce sont devenus des amis.»

L'expérience acquise sur les plateaux de cinéma donne à la blonde comédienne l'envie de poursuivre dans l'univers du jeu.

« J'ai été chanceuse, les tournages auxquels j'ai pris part étaient vraiment super. Ésimésac, pour moi, c'est un film qui parle de l'esprit d'équipe. C'est simple, au fond, ça dit que tout le monde se tient ensemble ou tout le monde meurt. Je trouve ça beau», souligne Sophie.

Pour se préparer un peu à plonger dans l'univers de Saint-Élie-de-Caxton, elle a bien évidemment visionné Babine. Et elle est allée voir Fred Pellerin en spectacle.

« Babine, j'ai beaucoup aimé ça, même si ce n'est pas le genre de films que j'écoute habituellement. Je regarde davantage des productions américaines qui finissent bien. Au spectacle de Fred, j'étais avec ma mère. Elle était crampée et moi, je ne le trouvais pas drôle. Je sais bien qu'il est comique et qu'il fait des jeux de mots aux deux phrases, mais moi, je ne les comprends pas, ses blagues. Par contre, René-Richard Cyr me faisait tout le temps rire, sur le plateau. Même sans rien dire. Il était tellement drôle! Il fallait que je me concentre pour garder mon sérieux. Je suis un bon public. Mais je ne suis vraiment pas une bonne conteuse!»

Ah non?

« Non. Il y a des gens qui savent faire des farces et raconter des histoires. Pas moi. Je les rate tout le temps.»

Pas grave, lorsqu'on réussit si bien à rendre vivantes celles des autres.

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