Touiller dans le bonheur

Francois Longpré et Sylvain Côté... (Imacom, Jessica Garneau)

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Francois Longpré et Sylvain Côté

Imacom, Jessica Garneau

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Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune

(SHERBROOKE) Les livres de cuisine sont légion, ça, Sylvain Côté et François Longpré le savent. Aussi, lorsqu'ils ont décidé qu'ils lanceraient le leur, il était hors de question de répéter ce qui existe déjà. Ils souhaitaient un bouquin unique, qui s'inscrirait en continuité avec Les Touilleurs, la boutique qu'ils ont ouverte à Montréal il y a dix ans.

« On a eu tout ça et plus encore avec les Éditions Cardinal. Ils nous ont permis de faire le livre dont on rêvait. On le parcourt et ça nous ressemble : on reconnaît notre signature», expliquent les deux complices.

Natifs de l'Estrie, tous deux se définissent d'abord et avant tout comme des « tripeux «, des amoureux de bonne chère. Leur idée de base, celle qui soutient tout leur propos, c'est qu'en cuisine comme ailleurs, la technique libère. Nommée comme leur magasin de l'avenue Laurier, Les Touilleurs, leur brique de 250 pages n'est donc pas que recettes. Elle démystifie certains tours de main culinaires, en plus de mettre en lumière 16 chefs cuisiniers québécois, dont Danny St-Pierre, du restaurant l'Auguste. Le tout est mis en page avec panache.

« On souhaitait une certaine dimension artistique, explique François. Et l'on voulait rester dans l'esprit des Touilleurs, où cuisiner rime avec convivialité. On aime que les gens se sentent bien dans notre boutique. C'est haut de gamme, mais jamais prétentieux. On a pensé notre concept comme tel. »

L'original concept, justement, est né du passage du duo vers la quarantaine et d'un fort désir de se lancer en affaires. Sylvain avait étudié à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec avant de bifurquer vers l'informatique. François était comédien. L'un et l'autre avaient en commun leur passion pour les bons plats.

« C'était certain qu'on irait vers la bouffe, ça faisait trop partie de notre vie. L'art de la table, les assiettes, les nappes, tout ça, ça ne nous disait rien. Il y en avait déjà beaucoup. On a pensé aux outils de cuisine. Bingo! C'était ça!», raconte François.

En 2002, ils ouvraient boutique. Rapidement, l'endroit est devenu une destination et une marque de commerce. Trois ans plus tard, une cuisine tout équipée était aménagée à l'intérieur de l'entreprise montréalaise. C'était parti pour les ateliers de cuisine des Touilleurs.

« Ce qu'on propose, ce n'est pas une école ni une académie de cuisine. C'est une rencontre. On est un peu des entremetteurs entre les chefs cuisiniers et les gens, on orchestre des rendez-vous culinaires », assure Sylvain.

Dans le même esprit, ils ont mis sur pied une émission télévisée, laquelle est diffusée tous les vendredis soir, 20 h, sur ARTV. Des voyages culinaires se sont aussi ajoutés à l'agenda des deux hommes d'affaires. Le livre n'était que suite logique. Ce qu'ils espèrent transmettre, à travers toutes les déclinaisons des Touilleurs?

Le plaisir de recevoir. Sans flafla, avec bonheur.

« Avec la flopée de livres, de magazines, les émissions de cuisine et tout ça, les gens se mettent souvent la barre trop haute et une pression indue sur les épaules. Ils s'enfargent en voulant trop en faire. Recevoir, ça n'a pas besoin d'être compliqué. Ce qui compte, c'est la générosité, la convivialité, le coeur qu'on y met. Un bon plat de chili qu'on sert à des amis, c'est simple et tout à fait délicieux. Il faut retrouver ce plaisir d'être à table, d'être ensemble», disent les deux passionnés de bonne bouffe.

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