L'humour dans le sang

Lorsqu'elle regarde les affiches annonçant ses spectacles, qu'elle prend dans... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Imacom, Jocelyn Riendeau

 

Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Lorsqu'elle regarde les affiches annonçant ses spectacles, qu'elle prend dans ses mains les billets à son nom, qu'elle monte sur une scène où, le soir venu, tous les sièges seront pleins de gens venus la voir, elle, Geneviève Gagnon, la petite fille de Black Lake, elle se pince. Fort. Et elle peine encore à croire que ce beau rêve éveillé est le sien.

C'est que la nouvelle recrue féminine de l'humour se voyait très bien filer toute sa vie professionnelle chez Bell. Cadre au sein de la société de télécommunications pendant 15 ans, elle avait un plan de carrière, de l'ambition, le désir de monter les échelons. Rien ne la destinait vraiment à une carrière d'humoriste, explique-t-elle, en même temps qu'elle avoue avoir toujours été une clown ambulante.

Toujours?

« D'aussi loin que je me souvienne! Même lorsque j'étais toute petite, je n'avais qu'une envie : faire rire. J'étais prête à faire un paquet de niaiseries pour ça. «

Les soeurs du pensionnat où elle a fait ses études primaires et secondaires en savent quelque chose. Excédées de la semoncer, elles ont même déjà signé son renvoi.

« Je ne faisais pas ça malicieusement, je ne me moquais jamais méchamment des gens, mais je savais que j'étais drôle et j'exploitais ma fibre comique au maximum. «

Ce désir de provoquer la rigolade ne l'a pas quittée. Au secondaire, elle a fait des années d'improvisation. Une fois adulte et installée dans un boulot on ne peut plus sérieux, Geneviève Gagnon est restée la comique de service. Celle qui pimentait le quotidien avec ses histoires tordantes. Ce sont d'ailleurs ses collègues qui, les premiers, lui ont ouvert la porte du métier, en 2002.

« À son émission, Patrice L'Écuyer lançait un appel aux personnes drôles du Québec et les invitait à s'inscrire à son concours. Mes collègues insistaient pour que j'envoie une cassette. Au début, je ne voulais rien savoir. Et puis je me suis dit : pourquoi pas? J'ai écrit un numéro, j'ai réuni du monde au bureau et je leur ai fait mon sketch. Puis j'ai expédié tout ça en pensant que je n'en entendrais plus jamais parler.

 

Texte intégral et autres capsules à lire dans La Tribune de samedi.

Vendredi 11 mai, à 20 h

Vieux Clocher de Sherbrooke

Entrée: 34,50 $

Samedi 12 mai, à 20 h

Salle Dussault

Thetford Mines

Entrée : 34,50 $

Samedi 2 juin, à 20 h

Maison des arts Desjardins

Drummondville

Entrée : 32,50 $

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