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Carré Belvédère : la Ville ne pouvait pas aller plus loin

«En fonction des législations qui existent, nous sommes allés au maximum de ce... (Archives La Tribune)

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(Sherbrooke) «En fonction des législations qui existent, nous sommes allés au maximum de ce que nous pouvions faire», estime Benoît Lapointe, urbaniste-coordonnateur à la Ville de Sherbrooke, quand vient le temps de parler du Carré Belvédère et de la protection de ses milieux naturels.

Après la séance d'information tenue mardi soir avec environ 120 citoyens, M. Lapointe mentionne que le projet a grandement évolué depuis sa première version, présentée l'an dernier. «Il y a une mer entre celle approuvée au conseil l'an dernier et la 11e version. Nous avons fait beaucoup de gains.»

Parmi ces gains, une bande tampon de six mètres derrière les propriétés de la rue Belmont et la rue Aline. L'espace consacré à un parc était de 8,54 % du projet l'an dernier et grimpe à 10 %, le maximum que peut exiger la Villle.

Consultation

«Quand la Ville a approuvé le plan-concept, c'était à la condition d'avoir 10 % de parc. À partir de là, nous avons eu des discussions. Ce qui a été présenté mardi était le fruit de nos discussions avec le promoteur et devra faire l'objet d'une présentation au comité consultatif d'urbanisme et au conseil municipal. Un amendement au zonage sera nécessaire pour faire passer certains terrains d'une zone résidentielle à une zone verte.»

Il y aura donc nécessairement des consultations publiques qui porteront sur la vocation de parc de ces terrains résidentiels. «C'est quand même un gain pour les citoyens.»

Quant à la prucheraie centenaire que tentent de sauver les citoyens, elle ne peut être protégée davantage par la Ville et 69 % de sa superficie sera préservée. «Il n'est pas dans l'intention de la Ville d'acheter le terrain, surtout que la zone protégée atteint une superficie importante. Dans l'ensemble du projet, nous serons à 21 % d'espaces verts. En comparaison, le boisé Fabi compte 23 % d'espaces verts. Ça inclut les milieux humides en compensation et les bandes riveraines.»

Valeur écologique

C'est que le ministère de l'Environnement ne tient pas compte du type de plantation dans l'étude du milieu naturel qu'il exige. «L'étude relève les milieux humides, les boisés, mais c'est relativement sommaire. Il ne regarde pas si c'est une sapinière, une prucheraie ou s'il y a de l'ail des bois ou des oiseaux dans le secteur. Les prucheraies ont une valeur écologique parce qu'il n'y en a pas en quantité dans les Cantons. Le ministère n'a jamais exigé de la protéger, mais c'était le choix de la Ville d'en faire son 10 % de parc.»

Quant à la ligne électrique se trouvant sur le terrain, elle sera déplacée progressivement pour ne plus traverser le parc. Le repositionnement se fera aux frais de la Ville.

La première phase des travaux devrait se trouver le long de la rue Belvédère, loin de la prucheraie. La construction se poursuivrait probablement ensuite au bout de la rue André. Le plan demeure de construire 1700 portes. Les promoteurs du projet sont les Entreprises Bimon et Gestion L. Elias.




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