Le numérique a révolutionné la cartographie

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(SHERBROOKE) Il n'y a pas encore si longtemps, la cartographie correspondait à ces grandes cartes de papier verdâtres qu'on dépliait pour connaître la dénivellation ou la présence de cours d'eau sur un territoire donné... Mais là comme ailleurs, la révolution numérique a fait faire des bonds prodigieux à une technique qui ne se contente plus de répertorier les montagnes et les cours d'eau.

Le Centre canadien de cartographie et d'observation de la terre (CCCOT), situé dans l'édifice fédéral de Place de la Cité à Sherbrooke, est au coeur des développements majeurs survenus dans ce domaine depuis les 30 dernières années.

Plus de 80 personnes travaillent de façon permanente au CCCOT, dont l'implantation à Sherbrooke en 1985 avait nourri beaucoup d'espoirs en termes de retombées économiques et d'emplois.

«On est un peu moins d'employés que prévu, convient Marc LeMaire, directeur intérimaire du CCCOT, division GeoBase, et qui fut parmi les premiers employés embauchés lors de l'ouverture du Centre en 1985, mais le mandat que nous avons aujourd'hui est celui qui avait été prévu au départ, à savoir de cartographier toutes les infrastructures et les ressources qui se trouvent sur le territoire canadien. On couvre tout le pays.»

utilités diverses

Le CCCOPT produit encore des cartes en papier, mais on parle ici de produits dérivés par rapport à la multitude de données numériques que peut traiter et diffuser aujourd'hui le CCCOPT, grâce au numérique et aux partenariats que le CCCOT a développés avec différentes organisations (villes, provinces, entreprises privées, etc.).

Ces partenariats lui permettent de mettre en commun ses propres données avec celles de ses partenaires afin de créer des cartes de plus en plus précises et de plus en plus personnalisées, et disponibles en ligne. Dans certains cas, le degré de précision des cartes produites par le CCCOT est d'aussi peu qu'un mètre. «Pour une compagnie de télécommunication, une telle précision est très précieuse lorsque vient le temps de déterminer le meilleur endroit où installer une tour de communication», illustre M. LeMaire, pour expliquer le potentiel de développement économique que peut représenter la cartographie.

Spécialiste de l'information géospatiale au CCCOT, Jean Pinard explique que l'étendue et la qualité des données disponibles aujourd'hui permettent de réagir plus efficacement lors de catastrophes naturelles, comme celle des feux de Fort McMurray. «Grâce aux données qu'on possède, on peut même simuler des catastrophes afin d'optimiser la coordination des interventions sur le terrain dans telle ou telle situation», explique-t-il.

M. Pinard rappelle enfin que les données géospatiales colligées par le CCCOT sont disponibles gratuitement sur Internet via l'outil Toporama que l'on retrouve sur le site web de l'Atlas du Canada. «Le site web GéoGratis contient presque la totalité de nos données géospatiales», dit-il en invitant les citoyens à se prévaloir d'un service qu'ils ont en bonne partie payé grâce à leurs impôts.




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