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Conflit du bois d'oeuvre: «Nous sommes habitués de nous battre»

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La scierie Fontaine inc. de Woburn espère échapper à la taxe compensatoire imposée par le département du Commerce américain sur le bois d'oeuvre

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(Woburn) La scierie Fontaine inc. de Woburn espère échapper à la taxe compensatoire imposée par le département du Commerce américain sur le bois d'oeuvre, parce que l'entreprise est membre d'un regroupement de huit entreprises frontalières de l'industrie forestière, et qu'elle s'approvisionne auprès de terrains privés au Canada et aux États-Unis.

«C'est une mauvaise nouvelle pour l'industrie forestière en général. Cela va amener des changements. Chez Fontaine, nous avons été exclus des quatre ententes précédentes sur le bois d'oeuvre, pour ces deux raisons. Pour nous, c'est avec une optique différente qu'on travaille sur un traitement spécifique pour notre regroupement, qui nous dispenserait de cette taxe. Ça va demander du temps et beaucoup de travail», a indiqué le président de Fontaine inc., Nicolas Fontaine.

«Nous sommes différents des autres acteurs de l'industrie, du moins de ceux qui ont été placés sous enquête, trois dans l'Ouest et deux dans l'Est. Nous allons nous adresser au département du Commerce américain, mais ça va aller seulement en janvier 2018. Car il y a beaucoup de procédures qui sont en place. Ce qui a été annoncé aujourd'hui (mardi), ce ne sont que des décisions préliminaires. Elles vont être réexaminées par un organisme indépendant, qui va prendre les décisions qui seront en force seulement fin novembre 2017. C'est là que nous aurons le taux de taxe final et si la rétroactivité s'appliquera, ce qui serait difficile, selon certains spécialistes», d'ajouter M. Fontaine.

«La faiblesse du dollar canadien nous aide. Mais c'est peut-être la cause du problème.»


Le dirigeant est cependant formel. «Nous maintenons nos opérations et nos emplois. On va travailler fort, on se prépare en fonction du conflit et on va garder les opérations telles qu'elles sont présentement. C'est un très gros dossier pour l'industrie. C'est la 5e fois depuis 1981, nous sommes pas mal habitués à ça. C'est du déjà vu. Nous sommes habitués de nous battre et de négocier des ententes», admet-il.

«Au moins, la faiblesse du dollar canadien nous aide. Mais c'est peut-être la cause du problème, justement. Au moins, ils ne peuvent pas s'en servir légalement. En tout cas, si jamais nous devions faire face à 20 pour cent de taxe, nous n'avons pas ces marges de profits-là. Je ne sais pas combien de temps nous pourrions nous maintenir. Le prix du bois va monter, pour compenser la taxe, cela va minimiser les pertes temporairement. La reprise dans la construction aux États-Unis nous aide un peu aussi, mais le risque est là, les mois à venir seront difficiles pour plusieurs. Il faut prévoir des fermetures de scieries.»

«Dans notre cas, je veux rassurer nos employés, car notre statut particulier, notre préparation, nos démarches que nous avons entreprises, font en sorte que nous allons pouvoir faire face à la musique», conclut Nicolas Fontaine avec optimisme.




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