Boutique Pluss passe sous la bannière HANGAR-29

Les frères Jacques et Michel Paquette ont vendu... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Les frères Jacques et Michel Paquette ont vendu la chaîne sherbrookoise Boutique Pluss à André Racine (au centre), président des Entreprises Vagabond inc, de Rimouski.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Les succursales Boutique Pluss à travers le Québec, dont la toute première a vu le jour en 1976 au centre-ville de Sherbrooke, passeront sous la bannière HANGAR-29 à la suite d'une importante transaction conclue plus tôt cette semaine.

À la veille de leur 40e anniversaire, la direction des Entreprises Vagabond inc. annonce avoir fait l'acquisition de la totalité des actions des succursales de Boutique Pluss dont plusieurs en Estrie. Elles afficheront le nom HANGAR-29 dès la fin de leurs rénovations. Au total, 12 boutiques de la chaîne lancée à Sherbrooke il y a une quarantaine d'années s'ajouteront à la liste des 48 HANGAR-29 établies au Québec et au Nouveau-Brunswick.

« L'acquisition de cette bannière s'inscrit dans notre objectif de croissance au Québec de la chaîne HANGAR-29. Puisque ces boutiques gagnent en popularité et occupent une place de choix dans plusieurs villes de la province», se réjouit André Racine, le président de Les Entreprises Vagabond inc., de Rimouski.

«Les deux entreprises avaient beaucoup de choses en commun. Les négociations ont commencé à l'automne 2016. Après avoir évalué le projet, nous avons décidé d'accepter la transaction. Nous pouvons agrandir le territoire des boutiques HANGAR-29. L'achat de la bannière Boutique Pluss, forte de son expertise dans le créneau vestimentaire depuis 43 ans, est devenu une opportunité d'affaires intéressante pour le propriétaire de Les Entreprises Vagabond inc.».

Installée dans les régions de l'Estrie, la Montérégie, la Mauricie, Lanaudière et le Centre du Québec, des marchés sur lesquels HANGAR-29 n'était pas encore présent, la bannière Boutique Pluss a su développer et mettre en valeur l'appartenance régionale, un point essentiel pour M. Racine.

Plusieurs mois de négociation ont été nécessaires pour conclure la transaction qui générera des investissements importants pour l'entreprise. « Lorsque l'occasion s'est présentée d'acquérir la bannière, comme le projet rejoignait notre vision, il nous a rapidement intéressés » mentionne M. Racine, qui voit la possibilité de concurrencer plus facilement le commerce en ligne.

«Nous pourrons faire des achats en plus gros volumes. C'est ce qui va aider. Les produits des deux chaines étaient à 60 pour cent pareils.»

Les Boutiques PLUSS des Galeries 4 saisons, du Carrefour de l'Estrie, des Promenades Drummond, des Galeries Orford, de la Grande Place des Bois-Francs, des Galeries des Cantons (Coaticook) et d'East Angus, changeront de bannière.

Le siège social sherbrookois de l'entreprise devra aussi fermer ses portes. On évalue que 90 pour cent des employés de la chaîne garderont leur emploi. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé.

Les copropriétaires de l'entreprise estrienne, Michel et Jacques Paquette, ont expliqué que l'évolution du commerce de détail posait des défis qui devenaient de plus en plus importants à relever avec un réseau de succursales de cette taille. À la croisée des chemins, les frères Paquette ont évalué les gestes à poser pour rester compétitifs. Les volumes d'affaires que la mondialisation impose dans des marchés régionaux, incluant celui de Sherbrooke, les ont amenés à conclure, en toute lucidité, que la meilleure option était une transaction avec une entreprise québécoise avantageusement implantée dans ce segment de marché.

« La connaissance fine des marchés de nos 13 boutiques a longtemps été notre principal atout. Cette efficacité ne pèse cependant plus assez lourd dans une dynamique de marché provoquant le fractionnement des ventes alors que les achats, eux, doivent être effectués à grands volumes», a décrit Jacques Paquette, de qui relevait la gestion de la marchandise.

« Nous souhaitions que la continuité soit assurée par des entrepreneurs québécois et nous avions le souci de minimiser l'impact d'une transaction pour notre personnel. Avec le maintien de 90 pour cent des emplois, ces deux objectifs sont atteints », a quant à lui précisé Michel Paquette, qui dirigeait les opérations commerciales.

Michel et Jacques disent avoir tenu à protéger le maximum d'emplois pour témoigner leur reconnaissance envers leurs employés.




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