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Un budget à l'image des moyens des Québécois, selon Leitao

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« Il faut être réaliste. Ce que nous constatons au Québec, c'est que nous devons vivre avec nos moyens. Il me semble que ce serait illusoire de penser qu'on peut annoncer des réinvestissements de milliards et de milliards si on n'a pas les moyens pour le faire», répond le ministre des Finances Carlos Leitao aux intervenants sherbrookois du milieu socioéconomique qui croient que le budget 2017-2018 déposé mardi ne réinvestissait pas suffisamment dans les ministères.

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(Sherbrooke) « Il faut être réaliste. Ce que nous constatons au Québec, c'est que nous devons vivre avec nos moyens. Il me semble que ce serait illusoire de penser qu'on peut annoncer des réinvestissements de milliards et de milliards si on n'a pas les moyens pour le faire», répond le ministre des Finances Carlos Leitao aux intervenants sherbrookois du milieu socioéconomique qui croient que le budget 2017-2018 déposé mardi ne réinvestissait pas suffisamment dans les ministères. Surtout celui de l'Éducation.

«Le plan budgétaire déposé pour les cinq prochaines années représente ce que nous pouvons faire avec les revenus que nous avons. Si on veut aller au-delà de ce qui a été annoncé, hier, il faudra augmenter les revenus, donc les taxes et les impôts. Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, car on est déjà les plus taxés en Amérique du Nord. Sinon, si on veut plus d'argent en éducation, par exemple, il faudra prendre des sommes dans d'autres ministères et cela pourrait causer d'importants problèmes », renchérit le ministre.

Le ministre des Finances du Québec, interviewé au téléphone par La Tribune, juge que les sommes investies en éducation, soit 3,4 milliards sur cinq ans, sont substantielles.

« Ce sont des sommes très importantes qui font permettre d'engager beaucoup de personnes. On parle à terme, donc dans cinq ans, de plus de 7000 professionnels », note M. Leitao.

Et si moins d'argent était investi dans le volet curatif de la santé pour investir davantage en éducation, comme le suggéraient les intervenants sherbrookois du milieu socioéconomique qui sont persuadés qu'une société éduquée est une société qui se concentre davantage sur la prévention?

« En effet, la prévention en santé passe par l'éducation. Ils ont raison. Mais en même temps, le budget total de la mission santé et services sociaux est de 36 milliards et la mission d'éducation est de 17 milliards alors en proportion de leur budget, les sommes qu'on ajoute à l'éducation sont bien plus importantes que celles ajoutées à la santé. Mais oui, en termes absolus, plus d'argent va en santé, car c'est aussi la grande priorité des Québécois », explique-t-il, ajoutant que la santé mentale et les soins et maintien à domicile s'ajoutent à la liste des priorités en santé avec ce budget.

Une volonté accrue de soutenir les acteurs du tourisme, les fonds additionnels octroyés aux entreprises qui font de la transformation alimentaire et le programme de soutien à la production de boisson alcoolique sont d'autres mesures qui, selon le ministre des Finances, seront avantageuses pour l'Estrie.

De son côté, le ministre responsable de la région de l'Estrie, Luc Fortin, se réjouit des sommes investies dans le transport collectif.

« C'est un enjeu dont j'ai discuté régulièrement avec Bruno Vachon depuis que je suis élu et là, il y a un effort considérable qui est fait pour venir en aide aux sociétés de transport en région et Sherbrooke est expressément mentionnée dans le budget. On parle de 333 M$ au cours des cinq prochaines années dont 25 M$ en transport adapté », souligne M. Fortin qui est aussi satisfait des efforts faits en éducation postsecondaire.

« Il y aura une mesure pour accroître l'accessibilité en région. Et un investissement spécifique de 4 M$ sur cinq ans sera fait dans la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l'Université Sherbrooke », note le député libéral de Sherbrooke.

« Finalement, la concrétisation de la création d'appui au rayonnement des régions aura un gros impact pour l'Estrie. Les sommes seront investies dans des projets choisis localement. On estime qu'environ 2 M$ seront investis cette année en Estrie et 7 M$ d'ici cinq ans », conclut M. Fortin.




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