Bergeron inconfortable face à Sherbrooke Innopole

Nicole Bergeron... (Archives, La Tribune)

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Nicole Bergeron

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(Sherbrooke) Le conseil d'administration de Sherbrooke Innopole a officiellement adopté une résolution recommandant d'exclure les élus municipaux de sa composition. Adoptée le 21 février et acheminée à la direction générale de la Ville le 8 mars, la résolution a soulevé le mécontentement d'au moins une élue : Nicole Bergeron.

Dans la résolution, dont La Tribune a obtenu copie, il est stipulé que « plusieurs membres du C.A. de Sherbrooke Innopole voient une incompatibilité de fonctions entre celle d'élu et d'administrateur ». On y mentionne qu'il existe des organismes de développement économique qui n'ont pas d'élus, en citant notamment le Parc technologique du Québec métropolitain, Québec International et Hydro-Québec.

On peut aussi lire que le comité des ressources humaines, de nomination et de gouvernance a procédé à « l'étalonnage des C.A. d'organismes similaires, ont contacté le président du C.A. de quelques organismes et ont consulté quelques documents relatifs à la gouvernance de paliers gouvernementaux supérieurs. [...] [Ils] ont évité de personnaliser les situations traitées. »

La résolution, qui comporte trois recommandations, a été adoptée à la suite d'un vote de neuf contre deux. Les deux élus actuellement au conseil d'administration, Bernard Sévigny et Annie Godbout, ont voté contre.

Les recommandations visent à faire passer le nombre de membres du C.A. de 15 à 13, de permettre à un membre de la direction générale de la Ville d'être admis aux assemblées du C.A. et d'éliminer le poste d'observateur de la personne désignée par la direction régionale d'Emploi Québec.

Un membre de la direction générale de la Ville est déjà admis au C.A., alors que l'élimination du poste d'observateur se fait d'un commun accord.

« Contrairement à M. [Julien] Lachance, je suis très inconfortable avec ça. Je pense que les gens qui acceptent de siéger bénévolement à une paramunicipale doivent composer avec le fait qu'ils doivent être accompagnés par des élus choisis par le conseil municipal. Je pense que c'est de cette façon-là qu'on travaille au développement d'une ville » a commenté la conseillère Nicole Bergeron. 

« Ce sera malheureusement le prochain conseil qui pourra se prononcer là-dessus. Et ça aussi, je le déplore. J'avais compris qu'il y avait un certain consensus avec le fait d'amorcer la réflexion et de faire des recommandations au prochain conseil, qui aurait été libre d'aller de l'avant ou pas avec notre lecture et nos recommandations », a ajouté Mme Bergeron.

Un comité de travail piloté par Serge Paquin devait effectivement réfléchir à la composition des différents comités et aux assignations des élus au conseil d'administration des paramunicipales. Son rapport devait être déposé en juin.

« Il a été décidé que nous n'irons pas de l'avant avec le comité de travail, mais ça n'empêche pas les gens de réfléchir. Il aurait de toute façon appartenu au prochain conseil de prendre des décisions. Il faut nécessairement s'attendre à une diminution du nombre d'élus aux comités. », explique M. Paquin.




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