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Marché de solidarité: de l'inquiétude chez les producteurs agricoles

Les producteurs agricoles estriens associés au Marché de solidarité sont... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) Les producteurs agricoles estriens associés au Marché de solidarité sont secoués par l'annonce des difficultés rencontrées par le commerce de Sherbrooke.

Plusieurs sont inquiets en ce qui concerne l'avenir du marché qui est menacé de fermeture. «Il faut un remaniement grandiose pour relancer le Marché», déclare Lucie Durocher, de la Ferme paysanne RDF, de Cookshire-Eaton.

«Il faut revoir la façon de faire. Par exemple, est-ce qu'on doit avoir un local ouvert cinq jours par semaine? Il y a plein de choses à explorer. Il y a de l'espoir, mais il va falloir agir vite. Des producteurs vont quitter le Marché de solidarité. C'est triste.»

Rappelons que La Tribune révélait mardi que le Marché de solidarité régionale vit des moments difficiles. Le scénario de la fermeture n'est pas exclu. Le commerce soutenu par les AmiEs de la Terre de l'Estrie connaît des difficultés financières, admet la direction.

Mme Durocher, productrice de poulet, était parmi les premiers producteurs à s'allier au Marché de solidarité au début de l'aventure. «Les gens de Sherbrooke tiennent à leur Marché de solidarité, lance-t-elle. Ils tiennent à de bonnes méthodes d'élevage comme les miennes.»

«Il doit survivre. Il nous doit de l'argent, mais je vais être là jusqu'à la fin.»

Comme Mme Durocher, Bertrand Letendre était dans les premiers producteurs agricoles actifs au sein du Marché de solidarité de Sherbrooke. Le propriétaire de la Bleuetière des Étangs souligne que plusieurs se sont fait connaître en s'y associant.

«Le Marché de solidarité était une bonne idée lancée par André Nault. Un beau projet. Plusieurs ont pu lancer leur entreprise avec le marché, se souvient ce producteur de bleuets du Canton d'Hatley. Les grosses épiceries vendent de plus en plus de produits comme ceux du Marché de solidarité. Elles ont les moyens de vendre moins cher en faisant venir des produits du Mexique.»

«Ça serait de valeur qu'il ferme.»

Selon M. Letendre, le Marché de solidarité a eu des problèmes de gestion. «D'après moi, ils ne se prenaient pas assez de marge pour vendre le moins cher possible, analyse-t-il. Ils ont essayé de faire plaisir à tout le monde.»

«Je reste là quand même. J'ai bon espoir qu'on va trouver une solution.»

Micheline Lacroix, de l'Aspergeraie de Weedon, est inquiète même si elle n'est pas une productrice d'importance du Marché de solidarité. «Nous y vendons nos asperges que le printemps, du 20 mai au 20 juin environ», explique-t-elle.

«Nous nous demandons si nous allons revenir avec le Marché de solidarité cette année. Nous pourrions développer davantage notre propre réseau.»




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