Le Marché de solidarité vit des heures difficiles

Le scénario de la fermeture n'est pas exclu... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Le scénario de la fermeture n'est pas exclu pour le Marché de solidarité régionale, mais on fait tout pour l'empêcher.

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Le Marché de solidarité régionale vit des moments difficiles. Le scénario de la fermeture n'est pas exclu, mais on fait tout pour l'empêcher.

Le commerce soutenu par les AmiEs de la Terre de l'Estrie connaît des difficultés financières, admet le président de l'organisme David Maurice. « On ne peut pas s'en cacher », dit-il.

« Le marché de l'alimentation a beaucoup changé à Sherbrooke. La concurrence est grande. De nouveaux joueurs s'installent. De plus en plus de produits sont offerts dans les grandes surfaces. »

Le Marché de solidarité régionale, qui en est à sa onzième année, est une plateforme qui permet de commander en ligne ses fruits et légumes de producteurs locaux et régionaux. Il y a dix ans, c'était un outil précurseur de mise en marché des produits locaux axé sur les circuits courts et la proximité entre consommateurs et producteurs, fait remarquer M. Maurice.

À cette période difficile, s'ajoute le départ annoncé des deux employés du marché.

« Aucun scénario n'est exclu, reconnaît David Maurice, mais ce n'est pas souhaité. Nous voulons relancer le Marché de solidarité. Actuellement, nous sommes dans une période morte. »

« Nous aurons une assemblée générale en avril. Nous voulons poursuivre les activités. Dans le passé, quand nous avons connu des difficultés, les gens ont roulé leurs manches et ont mis la main à la pâte. Nous avons une bonne base de membres et de bénévoles. »

Depuis deux ans, plusieurs actions ont été posées pour améliorer l'expérience client avec une nouvelle plateforme plus conviviale et l'amélioration visuelle de la boutique. Des mesures ont aussi été mises en place afin de réduire les coûts d'exploitation comme la réduction de la superficie du local, la baisse de la consommation d'électricité, la diminution des ressources humaines au profit du bénévolat, etc.

Décroissance des ventes

Malgré cela, la décroissance des ventes a entraîné le commerce dans une situation très précaire, mais qui n'est pas sans issue, ajoute M. Maurice. « Nous avons remarqué une baisse de la valeur moyenne des achats. »

« Nous savons aussi que le Marché de solidarité n'est pas très connu. Nous aurons à faire du développement de ce côté aussi. »

Un comité de restructuration et de relance comprenant des producteurs, des adhérents et des membres externes a été créé. On veut stabiliser le marché et retrouver la rentabilité pour les producteurs.

On travaille aussi en collaboration avec des acteurs du développement économique communautaire ainsi que d'autres Marchés de solidarité en meilleure situation financière afin de développer le marché à la hauteur de son potentiel, souligne-t-on.

David Maurice continue de croire que l'offre de produits et de services possède un excellent potentiel de développement et qu'il faut miser sur ses forces afin d'en faire un succès populaire.




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