Une clinique d'hypnose ouvre ses portes à Sherbrooke

Lise Lavoie et Katia Simard se sont rencontrées... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Lise Lavoie et Katia Simard se sont rencontrées à l'École de formation professionnelle en hypnose du Québec. Depuis le 1er janvier, elles pratiquent sous le même toit, au 401, rue Papineau à Sherbrooke.

Spectre Média, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) « Quand les gens pensent hypnose, ils pensent aux spectacles de Messmer, alors le plus grand préjugé est de penser que l'hypnose sert à faire faire toutes sortes de choses un peu ridicules. Mais l'hypnose clinique n'a rien à voir avec l'hypnose spectacle. Elle est davantage axée sur la détente. On amène les gens dans un état de conscience modifié afin qu'ils apprennent à prendre soin d'eux. Et cet état d'hypnose est atteint uniquement si la personne est entièrement consentante. »

La Tribune a profité de l'ouverture officielle de la clinique Osez l'hypnOSE à vie, qui avait lieu jeudi, pour démystifier l'hypnose et explorer les contextes dans lesquels cette technique peut être utilisée.

La psychoéducatrice Katia Simard et la coach de vie Lise Lavoie se sont rencontrées à l'École de formation professionnelle en hypnose du Québec, établissement montréalais duquel elles reçoivent leur diplôme d'hypnothérapeute en 2016. Depuis le 1er janvier, elles pratiquent sous le même toit, au 401, rue Papineau, à Sherbrooke.

« Les gens consultent des hypnothérapeutes pour arrêter de fumer ou pour des problèmes de poids, pour régler des troubles du sommeil ou d'anxiété, combattre des phobies, augmenter leur concentration s'ils sont atteints de TDAH et aussi pour diminuer leur douleur sans la faire complètement disparaître, car la douleur envoie le signal que quelque chose dans le corps ne fonctionne pas », notent les deux complices.

« On traitera une allergie aux chats, par exemple, mais on ne touche pas aux allergies aux arachides, car elles sont trop sévères », souligne Mme Simard, spécifiant que l'hypnose n'interfère pas avec la médecine ni la psychiatrie.

« Nous ne posons aucun diagnostic et jamais on ne conseillera d'arrêter des traitements médicaux. On est complémentaire. Par exemple, on peut travailler à diminuer la douleur des femmes qui accouchent. On donne d'ailleurs des ateliers en collaboration avec l'organisme Naissance Renaissance de l'Estrie », explique Mme Simard.

« On peut aussi travailler avec des patients en oncologie pour réduire l'angoisse et alléger les effets secondaires de la chimiothérapie », ajoute Mme Lavoie.

« Lors de notre formation, on a aussi rencontré des dentistes de Sherbrooke qui souhaitent utiliser cette technique pour diminuer le stress et la douleur de leurs patients », poursuit Mme Simard.

Les tarifs se comparent à ceux chargés par un psychologue. Selon les hypnothérapeutes, environ 95 pour cent des gens arrivent à atteindre un état modifié de conscience nécessaire aux suggestions qui visent le changement demandé par le client. « Il faut y croire. Et chacun répondra à un niveau différent », souligne Mme Lavoie.

Il existe déjà des cliniques d'hypnose à Sherbrooke. La clinique Osez l'hypnOSE à vie souhaite se différencier en offrant un suivi de la naissance jusqu'à la vieillesse.

« Souvent les cliniques sont spécialisées pour une clientèle, par exemple les enfants, ou pour une problématique, le tabagisme. Nous, on souhaite suivre, au même endroit, les futurs parents et le foetus, les enfants, les adolescents, les adultes et les personnes âgées. Pour renforcer, notamment, leur système immunitaire, leur estime, leur apprentissage », résume Mme Lavoie.

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