Magasinage : des affaires d'or au centre-ville

Même si Noël est déjà du passé, le... (Spectre Média, Maxime Picard)

Agrandir

Même si Noël est déjà du passé, le Carrefour de l'Estrie était aussi achalandé au lendemain de l'Après-Noël.

Spectre Média, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Il n'y a pas qu'au Boxing Day que des commerçants ont fait des affaires d'or à Sherbrooke en décembre.

Jean-François Bédard... (Spectre Média, Julien Chamberland) - image 1.0

Agrandir

Jean-François Bédard

Spectre Média, Julien Chamberland

Sans donner de chiffres, le propriétaire de la boutique de vêtements Glori.Us, Jean-François Bédard, parle d'emblée d'un « mois record » lorsque questionné sur l'achalandage des dernières semaines.

« Pour les commerçants de détail, ça doit aller super bien. On a un mois de décembre record et une année record. C'est divisé en deux segments le mois de décembre, soit du 1er au 24, et du 24 au 31, mais tant avant les Fêtes qu'en ce moment, l'achalandage est excellent. »

Jean-François Bédard croit que les commerçants ont également joui d'un contexte favorable en 2016, notamment avec le jour de Noël qui tombait durant le week-end.

« La semaine avant Noël a été une super grosse semaine, parce qu'on avait une semaine complète avant le 25 et le Boxing Day, et en plus de l'achalandage, même le nombre de transactions et items par transactions aussi a augmenté. On sent que les gens sont de bonne humeur. L'an passé, la température n'était pas bonne, le contexte politique n'était pas bon et ne favorisait pas le commerce. Cette année, les astres étaient alignés pour le temps des Fêtes. »

S'il admet ne pas avoir effectué un coup de sonde exhaustif auprès des autres commerçants situés en périphérie de l'axe Wellington-King Ouest, l'absence de commentaires négatifs s'avère tout aussi éloquente, selon celui qui est aussi le président de l'Association des gens d'affaires du centre-ville de Sherbrooke.

« Je n'ai pas eu de sons de cloches de tous les commerçants, mais il n'y a personne qui se plaint donc c'est bon signe, parce que normalement, si ça ne va pas bien, on appelle les autres et on en parle. Honnêtement, on voit plusieurs sacs dans les mains des gens. Le fait qu'on ait de plus en plus de boutiques spécialisées au centre-ville, que ce soit Labonté, Réjean Mode, Piosa, Kitsch, il y a une diversité super intéressante et les gens commencent à la ressentir. L'offre est diversifiée. Chaque boutique, on se parle pour ne pas offrir la même chose que le voisin pour qu'il y ait une saine compétition. On travaille sur l'image que le centre-ville renvoie et ça fonctionne. »

« L'application mobile pour payer le stationnement, c'est aussi une très bonne chose. Ça a facilité l'accès au centre-ville et on l'a utilisé énormément. Ça a été ressenti dans les commerces. Nous, on paye même les stationnements de nos clients à partir d'une tablette en magasin. »

« Complètement fou »

Au Carrefour de l'Estrie, le gérant de MesBobettes, Pascal Lemay, faisait remarquer que l'achalandage était « toujours complètement fou » deux jours après Noël.

« Depuis le 15 décembre, c'est non-stop. Il y a toujours des gens, même lors de la dernière semaine, les soirées ont été hyper achalandées, plus que certaines années », souligne celui qui cumule près de 20 ans d'expérience dans le commerce de détail.

Ce dernier estime néanmoins que les habitudes des consommateurs ont changé depuis l'avènement du vendredi fou et du cyber lundi.

« Les ventes sont toujours aussi bonnes, mais c'est maintenant plus condensé en deux semaines où c'est très rushant plutôt que d'être sur une période plus étendue. Après le Black Friday, il ya une période tranquille et ça repart aux environs du 15 décembre. »

Même s'il indique que les ventes ont été satisfaisantes au Éconosports, le gérant Sébastien Massé croit que la réalité est possiblement différente pour les commerces un peu plus isolés des grands pôles commerciaux de la municipalité.

« Ça a super bien été quand même, mais le Boxing Day, ce n'est plus ce que c'était en raison du Black Friday. Maintenant, c'est plus divisé et, contrairement au Carrefour, si les gens n'ont pas besoin de passer à notre magasin, ils ne viennent pas tandis que dans le temps des Fêtes, ils vont quand même passer au Carrefour et se retrouver à visiter les différents commerces. »

La situation recèle des points positifs note-t-il cependant.

« On fait tout de même rentrer tous nos employés et comme ils ont moins de clients à prendre en charge en même temps, ils peuvent offrir un meilleur service, tandis qu'auparavant, à sept ou huit clients par employé, c'était très difficile. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer