La Ressourcerie des frontières de Magog fermera

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Affrontant des difficultés financières importantes, la Ressourcerie des frontières fermera à brève échéance les portes de son magasin situé en bordure de la rue Principale à Magog.

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(Magog) Affrontant des difficultés financières importantes, la Ressourcerie des frontières fermera à brève échéance les portes de son magasin situé en bordure de la rue Principale à Magog. « On tente de sauver la ressourcerie en ce moment. On est au pied du mur et on n'a plus d'argent. C'est pour ça qu'on a décidé de reculer d'un pas », indique Julie Grenier, présidente de l'entreprise d'économie sociale.

Sans dévoiler de chiffres précis, Mme Grenier a confié que le magasin de la Ressourcerie des frontières à Magog perdait « d'assez fortes sommes » tous les mois. « Les ventes qu'on avait prévues avoir ne sont pas au rendez-vous et, en plus, notre masse salariale dans cette ville est trop élevée », précise-t-elle.

La présidente de l'entreprise reconnaît cependant que des ventes intéressantes ont été effectuées durant les premiers mois après l'ouverture du magasin, mais la situation s'est dégradée par la suite pour devenir carrément alarmante récemment.

« On pensait vraiment que ça fonctionnerait à Magog et que notre projet sur place serait un tremplin pour nous. Peut-être qu'on a pris un local trop gros dans cette municipalité. Peut-être aussi qu'on aurait eu de meilleurs résultats si on avait continué trois ans de plus. On aurait probablement fini par créer une habitude parmi la population », suggère Julie Grenier.

Mme Grenier ajoute que la Ressourcerie des frontières n'était sans doute pas prête pour l'ouverture d'un commerce de biens usagés en sol magogois. D'ailleurs, à Coaticook, le premier magasin ouvert par l'organisation n'a jamais généré d'importants revenus. « Il ne fait pas ses frais. On doit essayer de le consolider. »

Parallèlement à la fermeture de son magasin à Magog, la Ressourcerie a rompu ses liens avec deux de ses cadres, en l'occurrence la directrice générale Karine Cantin et Jean Des Rosiers, lequel dirigeait le nouveau commerce.

Les municipalités

Afin de redresser la situation, des représentants de la Ressourcerie des frontières ont rencontré les dirigeants de plusieurs municipalités qui soutiennent cette organisation pour leur expliquer la situation et les inviter à se positionner relativement à la relance de celui-ci.

Les discussions menées n'ont pas permis d'élaborer une solution sans faille pour permettre à l'organisation de sortir de la crise qu'elle traverse. Il a néanmoins été décidé de revoir partiellement l'offre faite aux municipalités, ceci pour réduire les coûts d'exploitation.

« Le modèle que nous avons adopté est défaillant, concède Julie Grenier. Certaines municipalités envisagent d'autres solutions que la nôtre pour diminuer l'enfouissement des matières et accroître le recyclage ainsi que le réemploi. Par contre, il se peut qu'au final elles soient obligées de dépenser plus pour des services équivalents à ceux qu'on leur donne. »

Dans les municipalités avec qui elle a des ententes, la ressourcerie se charge d'aller directement chez les gens pour cueillir leurs gros rebuts. « C'est ça qui nous coûte cher », reconnaît Mme Grenier.




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