Le CN mise sur la sécurité et la transparence

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Le vice-président exécutif des services corporatifs et chef de la direction des affaires juridiques du CN, Sean Finn.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) S'il n'a pas été mis en cause directement dans l'accident ferroviaire qui a fait 47 morts, le 6 juillet 2013, le CN a tout de même pris la tragédie au sérieux et a mis en place une série de mesures afin de parfaire la sécurité de ses installations, mais surtout améliorer sa transparence.

« Des fois, les gens ont tendance à dire qu'on tourne les coins ronds en matière de sécurité. La vérité, c'est qu'on ne peut pas se le permettre. Pour avoir du succès, il faut être sécuritaire, il faut que les marchandises arrivent à bon port et à temps », a statué le vice-président exécutif des services corporatifs et chef de la direction des affaires juridiques du CN, Sean Finn, en conférence devant les gens d'affaires de la Chambre de commerce et d'industrie de Drummond.

M. Finn était à Calgary en compagnie du premier ministre de l'époque, Stephen Harper, lorsqu'il a appris la nouvelle. Le politicien devait se rendre à Lac-Mégantic le lendemain afin de constater les dégâts et soutenir la population. Cet événement a changé la donne dans tout le monde du transport par train.

« Depuis cette date, l'industrie a fait une prise de conscience. On a tenté de comprendre ce qui s'est passé afin de s'assurer que ça ne se reproduise pas. On a pris conscience plus que jamais que la sécurité est essentielle », a-t-il ajouté.

Chaque année, le CN investit 2,7 milliards $ en immobilisations. Il s'agit d'environ la moitié des profits bruts de l'entreprise privatisée en 1995. De ce chiffre, environ 1,3 milliard $ est investi afin d'entretenir l'immense réseau qui s'étale d'un océan à l'autre.

L'entreprise a également amélioré sa transparence rendant accessible l'information quant au contenu des différents wagons transportés. Au total, on trimbale pour 250 milliards $ de marchandise annuellement.

« À l'aide du numéro d'un wagon, un service de sécurité incendie peut savoir, en temps réel, ce qui se trouve non seulement dans le wagon, mais sur tout le train. On a passé beaucoup de temps à réfléchir afin de savoir comment on peut être meilleurs. On ne se considère pas encore parfait, mais on est transparent », signifie M. Finn.

Moins de pétrole, plus de conteneurs

Le contexte actuel de bas prix de l'essence et les projets de pipeline font en sorte qu'il y a de moins en moins de pétrole qui est acheminé par train. Le CN note toutefois une croissance constante du nombre de conteneurs provenant d'autres pays qui sont acheminés sur le territoire nord-américain.

Il faut dire que le train a amélioré grandement ses façons de faire et constitue un mode de transport particulièrement écologique si l'on compare au camion.

« Il y a encore trop de camions sur la 20 et la 401, mais ça s'améliore. Avant il fallait qu'un produit parcoure 1000 milles (1600 km) pour qu'il soit préférable de l'envoyer par train. Maintenant que nous avons changé notre philosophie et notre efficacité, c'est rendu à 600 milles (960 km) que c'est rentable », se targue le vice-président.

Au cours des prochaines années, le CN tentera de faire de Vancouver, Halifax et Prince-Rupert les principales portes d'entrée de marchandise pour l'Amérique du Nord. Il misera sur l'efficacité des débardeurs, ainsi que sur la performance de ses trains. « Nous tentons de convaincre l'Asie et l'Europe afin de devenir sommes aussi beaucoup plus efficaces qu'à Long Beach, par exemple. Nos conteneurs se rendent à Chicago avant qu'eux les aient fait sortir du quai », conclut-il.

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