Les Productions horticoles Demers investissent 25 M$

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Le président de Productions horticoles Demers, Jacques Demers, a dévoilé un projet d'agrandissement de 25 millions $ à sa serre de production de Drummondville qui en fera la plus grande installation du genre aux Québec.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) Le président de Productions horticoles Demers, Jacques Demers, a annoncé, mardi, l'agrandissement de la serre de production de tomates située sur les terres de Waste Management à Drummondville afin d'en faire la plus grande installation du genre au Québec.

L'entreprise et ses partenaires financiers investiront 25 millions $ afin d'ajouter 6,8 hectares à la serre drummondvilloise. Celle-ci passera ainsi de 3,2 à 10 hectares, ce qui permettra de produire 4500 tonnes de tomates supplémentaires annuellement. On prévoit créer 50 emplois avec ce projet.

« Nous n'avions pas le choix de réaliser un investissement de ce genre. À l'échelle nord-américaine, nous sommes encore un petit joueur. Ça nous aidera à gagner en visibilité en plus de réduire nos coûts de production et de devenir plus compétitifs, affirme M. Demers. Nous répondrons mieux au besoin d'agriculture de proximité et nous serons en mesure d'offrir à nos clients le volume de produits dont ils ont besoin. »

Les travaux d'agrandissement de la serre sont déjà amorcés. On prévoit qu'ils seront complétés au début de l'été et qu'on sera en mesure d'effectuer une première récolte à l'automne 2017.

Grâce à Waste Management

Une fois l'aménagement du site terminé, 10 des 13 hectares de culture de la famille Demers, qui cultive également des poivrons, des aubergines et des petits fruits, seront situés à Drummondville.

L'entreprise a également des serres à Lévis et L'Assomption, mais c'est le contexte drummondvillois qui lui permet de mieux sortir son épingle du jeu.

« La base de notre présence à Drummondville, c'est l'échange d'énergie avec Waste Management. Nous nous servons de l'énergie produite par la décomposition des déchets du lieu d'enfouissement sanitaire afin de chauffer nos serres à moindre coût. C'est une alternative très rentable, mais aussi écologique », signifie l'entrepreneur.

L'incertitude entourant le rôle de Waste Management dans l'enfouissement des déchets des gens de Drummondville une fois le site actuel rempli ne semble pas embêter Jacques Demers. Les économies liées à la biométhanisation sont calculées sur un horizon de 20 ans.

« Les déchets mettent un certain temps à se décomposer, nous retirons présentement le bénéfice de ce qui a été enfoui il y a 20 ou 30 ans. Nos prévisions sont faites sur un horizon de 20 ans, nous verrons après », dit-il.

Une souveraineté alimentaire

Productions horticoles Demers a l'intention de s'immiscer dans les discussions entourant le Sommet de l'alimentation qui se tiendra à l'automne 2017 afin de convaincre le gouvernement du Québec de donner un coup de main aux producteurs locaux et, ainsi, d'assurer aux Québécois des produits frais nécessitant moins de transport.

À titre d'exemple, M. Demers estime que le projet de nouvelle serre à Drummondville permettra de réduire l'importation de tomates provenant notamment du Mexique, ce qui permettra, si l'on combine aux économies en lien avec le chauffage, de réduire de 26 000 tonnes les émissions globales de gaz à effet de serre. « C'est 6000 voitures par année », conclut-il.

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