Bombardier réduit ses pertes

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Après deux restructurations majeures en moins d'un an, la direction de Bombardier estime que les effets du plan de redressement quinquennal commencent à avoir une incidence positive sur la performance financière de l'entreprise, ce qui ne signifie pas pour autant la fin du régime minceur.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Après deux restructurations majeures en moins d'un an, la direction de Bombardier estime que les effets du plan de redressement quinquennal commencent à avoir une incidence positive sur la performance financière de l'entreprise, ce qui ne signifie pas pour autant la fin du régime minceur.

« Je pense que nous commençons à être dans une meilleure position, a affirmé jeudi le président et chef de la direction, Alain Bellemare, au cours d'un entretien téléphonique en marge du dévoilement des résultats du troisième trimestre. Par contre, je ne suis pas certain que nous sommes là où nous devrions être. »

Sans s'avancer sur les scénarios qui pourraient être envisagés à moyen terme, M. Bellemare a affirmé que le constructeur d'avions et de trains devait continuer à réduire ses coûts de « façon importante » afin de pouvoir réduire son endettement.

L'élimination des 7000 postes annoncée en février dernier a été complétée à environ 80 pour cent et les compressions touchant 7500 autres postes - soit plus de 10 pour cent de l'effectif de la compagnie - d'ici la fin de 2018 s'accélèrent.

Toutefois, ces licenciements devraient en partie être contrebalancés par quelque 3700 embauches dans des programmes comme celui de la CSeries, l'avion d'affaires Global 7000 ainsi que dans la division de matériel roulant.

« La notion d'amélioration continue de la productivité doit faire partie de la culture de l'entreprise, a dit M. Bellemare. C'est fondamental. »

Bombardier est demeurée dans le rouge au troisième trimestre en affichant une perte nette de 94 millions $ US, ou quatre cents US par action. Ce résultat a été bien accueilli par les investisseurs, puisqu'en après-midi, à la Bourse de Toronto, son action cotait à 1,88 $, en hausse de 5,03 pour cent, ou neuf cents.

À la même période l'an dernier, la perte nette avait été de 4,9 milliards $ US, ou 2,20 $ US par action, enregistrée à la même période l'an dernier lorsque des charges de restructurations de plusieurs milliards de dollars liées la CSeries ainsi qu'au programme du Learjet avaient été comptabilisées.

Depuis, l'État québécois a investi 1 milliard $ US pour acquérir une participation de 49,5 pour cent dans le programme de la CSeries, marqué par les retards et les dépassements de coûts. Bombardier a livré jusqu'ici trois appareils CS100 à Swiss Air Lines et prévoit livrer un avion CS300 à Air Baltic le mois prochain.

La multinationale québécoise, qui prévoyait livrer 15 avions CSeries cette année, a dû abaisser ses prévisions à sept appareils parce que le fabricant du moteur, Pratt & Whitney, connaît des pépins avec sa cadence de production.

M. Bellemare croit malgré tout que Bombardier pourra livrer entre 30 et 35 CSeries en 2017 et peut-être même rattraper le retard actuel.

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