Une année 2016 positive à Sherbrooke

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Robert Hogue, économiste principal de la Banque Royale du Canada

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Les ventes d'habitations sont en hausse, une croissance de l'emploi a été observée, le taux de chômage est en baisse et l'augmentation de la population s'est accélérée. Comparativement à 2015, les résultats de 2016 sont prometteurs pour Sherbrooke et la région a de meilleurs résultats que l'ensemble de la province, selon les analyses de l'économiste principal de la Banque Royale du Canada, Robert Hogue, qui a pris la parole, jeudi matin, devant les membres de la Chambre de commerce de Sherbrooke.

Il a notamment relevé que Sherbrooke affiche la plus forte croissance de la population d'âge adulte jusqu'à présent en 2016.

Lors de sa conférence, l'économiste a fait le survol de la conjoncture économique nord-américaine. Il a aussi traité des perspectives pour l'année à venir, des grandes tendances qui affecteront tout particulièrement l'économie québécoise et des défis à relever.

Le bilan est mitigé au Québec en ce qui a trait au PIB réel dont l'évolution en dents de scie se poursuit. Après un bon début, l'économie québécoise a perdu de l'élan au deuxième trimestre de 2016, fait remarquer M. Hogue. De son côté, la construction non résidentielle a continué de reculer avec une forte baisse de 30 pour cent dans les structures industrielles. Les compressions budgétaires ont pesé sur les dépenses publiques et ont restreint la contribution du secteur public à la croissance.

Toujours au Québec, les exportations interprovinciales ont stagné légèrement au-dessus de 60 milliards de dollars alors que les exportations internationales se sont elles aussi essoufflées, notamment à cause du recul observé dans le secteur de l'aérospatial.

Par ailleurs, le marché de l'emploi québécois continue de croître avec 60 000 nouveaux emplois au cours des 12 derniers mois, des emplois principalement à temps plein. Aussi, les ménages québécois augmentent toujours leurs dépenses. « Les ventes records de véhicules motorisés neufs en 2015 est en voie d'être surpassées en 2016 », note l'économiste.

La revente d'habitations a pris du tonus au Québec ce qui a permis de réduire le nombre de condos neufs disponibles sur le marché.

Données nationales et internationales

Le PIB réel au Canada est en hausse de 1,3 pour cent en 2016, un pourcentage égal à la croissance observée au Québec. L'Alberta est par ailleurs durement touchée par la chute du prix du pétrole et les feux de Fort McMurray. Dans cette province, les pertes d'emplois s'accumulent et le taux de chômage dépasse la moyenne nationale.

Aux États-Unis, les perspectives sont généralement positives. Les 8,7 M d'emplois perdus lors de la crise de 2008 ont été recouvrés et 6,3 M s'y sont ajoutés depuis 2014. « Consommateurs, entreprises et administrations publiques sont sur la bonne voie. Une croissance du PIB réel de 2,3 pour cent est à prévoir aux États-Unis pour 2017 », soutient M. Hogue.

La Réserve fédérale a amorcé le décollage des taux d'intérêt et une politique monétaire d'urgence n'est plus nécessaire, relate l'économiste précisant que la situation globale aux États-Unis pourrait changer advenant l'élection du républicain Donald Trump.

Pour ce qui est des prévisions, le PIB réel canadien devrait croître de 1,8 pour cent en 2017 alors que la hausse sera de 1,6 au Québec. Le dollar canadien devrait être plutôt stable et toujours bien en deçà de la parité.

Les mises en chantier au Québec passeront selon les prévisions de 39 milliers d'unités en 2016 à 35 milliers en 2017. La faible tendance à la baisse en 2017 s'explique par une croissance démographique plus lente.

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