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Stornoway inaugure la première mine de diamant au Québec

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Inaugurée officiellement mercredi, la première mine de diamant à voir le jour au Québec devrait entrer dans la phase de la production commerciale d'ici le 31 décembre.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Aux portes de la production commerciale pour son projet diamantifère Renard, à la baie James, dans le Nord-du-Québec, Stornoway croit que sa mine peut être profitable avant la fin de 2017.

Inaugurée officiellement mercredi, la première mine de diamant à voir le jour au Québec devrait entrer dans la phase de la production commerciale d'ici le 31 décembre, affirme l'entreprise établie à Longueuil.

«Nous allons terminer le développement et nous espérons atteindre la profitabilité en 2017», explique le directeur et chef de l'exploitation de Stornoway, Patrick Godin, au cours d'un entretien téléphonique avec La Presse canadienne.

Située à 350 kilomètres au nord de Chibougamau, la construction du projet a débuté en juillet 2014 à la suite d'un financement de 946 millions $. L'État québécois détient une participation d'environ 30 pour cent dans le projet, alors que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) possédait, en date du 31 décembre dernier, 44,7 millions d'actions de la société minière, soit environ 5,4 pour cent de l'actionnariat.

Dans le cadre du Plan Nord, le gouvernement québécois a également largement contribué au financement du prolongement de la route 167 afin que la mine soit accessible tout au long de l'année.

Cela a permis à Stornoway de devancer de cinq mois son échéancier en plus d'abaisser de 36 millions $, à 775,4 millions $, son budget.

«Il n'y a que deux pour cent des projets miniers au cours des 15 dernières années, dans le monde, qui ont été en mesure de respecter les budgets et échéanciers, note M. Godin. Au Québec, nous avons souvent mauvaise réputation là-dedans. Je pense qu'elle n'est pas méritée.»

Le projet, qui comprend une mine à ciel ouvert et une souterraine, devrait se traduire par des revenus annuels oscillant entre 55 et 60 millions $ pour Québec, d'après Stornoway.

D'une durée de vie évaluée à 14 ans, la mine Renard, lorsqu'elle aura atteint sa vitesse de croisière, devrait produire annuellement 1,6 million de carats, soit environ deux pour cent de l'offre mondiale.

Toutefois, le directeur et chef de l'exploitation de Stornoway n'écarte pas une augmentation de la production sur le site, qui compte actuellement 450 employés et jusqu'à 525 travailleurs en période de pointe.

La quasi-totalité des revenus générés par Stornoway proviendra des diamants de joaillerie, associés aux produits de luxe comme les bijoux.

Puisqu'il n'est négocié sur aucun marché, il est difficile d'obtenir un prix moyen. Toutefois, M. Godin dit avoir observé une baisse d'environ 15 à 20 pour cent des prix depuis 2011.

«L'offre et la demande devraient favoriser les producteurs en 2020, estime-t-il. Maintenant, le taux de change nous avantage, la baisse du dollar canadien nous procure un avantage, puisque nous vendons en dollars américains.»

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