La Lyonnaise MGJ s'installe à Drummondville

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Le directeur général de la SDED, Martin Dupont, et le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, accompagnés du directeur général de MGJ, Stéphane Triquet.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) L'entreprise lyonnaise MGJ, spécialisée dans la fabrication de joints de bouchage monoblocs et désolidarisables, vient d'annoncer qu'elle aménagera une première usine en Amérique du Nord dans le troisième incubateur de la Société de développement économique de Drummondville.

Déjà bien connue en Europe, l'entreprise française entend faire de Drummondville sa porte d'entrée pour le marché nord-américain.

« On essaie de se rapprocher des multinationales américaines afin de leur faire prendre conscience de l'importance pour le consommateur que leurs contenants soient faciles à ouvrir. Comme nous sommes les seuls à avoir développé un système de ce genre, nous croyons que nous obtiendrons du succès », affirme le directeur général de MGJ, Stéphane Triquet.

Ce dernier explique que lorsque l'operculage a été développé et répandu au cours des années 1980 afin de prévenir d'éventuelles menaces terroristes, les entreprises n'ont pas pensé à tout le mal que les consommateurs devraient se donner pour ouvrir leurs contenants. Quelques décennies plus tard, MGJ a développé un système qui doit, selon lui, révolutionner le marché. On peut notamment le retrouver sur les contenants de café instantané Nescafé.

Afin de mener à bien son projet, MGJ a loué les trois dernières cellules disponibles dans la plus récente phase de l'incubateur drummondvillois, lesquelles totalisent environ 500 mètres carrés (5000 pieds carrés) de plancher. On a déjà annoncé que cet investissement de « plusieurs centaines de milliers de dollars » coïncidera avec la création de quatre nouveaux emplois dans la région. « C'est quatre fois plus que lorsque le Groupe Soucy a commencé », blague le maire de Drummondville, Alexandre Cusson.

Des incitatifs

Ce n'est pas un hasard si MGJ, dont les produits sont destinés aux marchés des cosmétiques, des pharmaceutiques, de l'alimentation et de la chimie, a choisi Drummondville. Au-delà du pouvoir de persuasion du directeur général de la Société de développement économique de Drummondville (SDED), Martin Dupont, l'entreprise a trouvé dans la région toutes les conditions lui permettant de démarrer une première succursale outremer.

« Le choix du Québec, pour nous Français, c'est le choix de la facilité. On y parle une langue que l'on connaît depuis des générations, explique M. Triquet. Par ailleurs, l'aide de M. Dupont a été déterminante dans le choix de Drummondville. Le rôle de l'incubateur industriel a été primordial. Nous sommes une PME, nous n'avons qu'une centaine d'employés, nous avons besoin d'aide pour devenir une multinationale ».

Pour Drummondville, il s'agit d'une 38e entreprise provenant d'outremer, ces joueurs venus d'ailleurs sont à l'origine de 3700 emplois industriels et d'une poignée d'autres dans des secteurs connexes.

« Par la spécificité de ses produits, MGJ vient accentuer notre effort de diversification. Pour l'instant, il s'agit d'une petite entreprise, mais elle est appelée à se développer de façon importante », estime le directeur de la SDED.

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