• La Tribune > 
  • Affaires 
  • > Fermeture du Cul de Poule: «J'y croyais, j'y crois toujours» 

Fermeture du Cul de Poule: «J'y croyais, j'y crois toujours»

Daniel Chassé... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

Agrandir

Daniel Chassé

Archives La Tribune, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Un an après avoir lancé l'atelier culinaire Le Cul de Poule, Daniel Chassé accroche son tablier. Parce que les revenus ne suffisent pas à faire rouler l'entreprise, l'homme d'affaires sherbrookois est contraint de mettre la clé dans la porte de son original commerce.

«Ça fait deux ou trois semaines que la décision est prise. Ce n'est pas de gaieté de coeur. J'ai mis énormément de temps, d'effort et d'énergie dans ce projet. J'y croyais, j'y crois toujours, mais financièrement, c'est trop difficile. C'est une question d'argent. J'ai passé des heures à me creuser la tête pour trouver une solution, mais je vois les chiffres, je vois le loyer à payer, je vois que j'en suis à empiéter sur ma marge de crédit personnelle pour arriver. C'est intenable. Si je continue comme ça, je vais tout perdre», explique celui qui oeuvrait auparavant dans le domaine de l'imprimerie.

Passionné de cuisine, il ouvrait l'an dernier le Cul de Poule. Il a investi la rondelette somme de 150 000 $ dans les lumineux locaux de 2400 pieds carrés qu'il louait au coin des rues Aberdeen et Alexandre. Il y avait installé sept stations de travail de façon à pouvoir donner divers ateliers culinaires en partenariat avec différents chefs de la région.

«J'avais pris le meilleur de ce que j'avais vu ailleurs pour créer un espace convivial et fonctionnel, pour que les gens se sentent comme sur un plateau de télé», mentionne M. Chassé, qui a annoncé la nouvelle de la fermeture sur la page Facebook de son entreprise, lundi.

Les internautes ont vite réagi : ils sont nombreux à se désoler de la disparition de l'endroit.

«Il y a des chefs qui m'ont téléphoné pour me demander s'ils pouvaient faire quelque chose... Ça reste un super concept d'entreprise, le défrichage est fait, je suis convaincu qu'il y a un marché pour ça. Je pense que c'était en train de lever du côté corporatif, la demande avait l'air d'augmenter. Mais j'ai dû annuler beaucoup d'ateliers au cours des derniers mois, faute d'inscriptions», note l'entrepreneur, qui insiste aussi sur le mandat éducatif qu'il avait donné à son offre culinaire.

«On proposait des cours de cuisine à des jeunes du secondaire en partenariat avec différentes écoles comme le Triolet et le Salésien. Ces jeunes-là repartaient d'ici en sachant un peu mieux se débrouiller en cuisine, ils repartaient avec le goût de cuisiner, surtout. C'est un aspect important, une mission qui me plaisait.»

Partager

À lire aussi

  • Le Cul de Poule ferme ses portes

    Affaires

    Le Cul de Poule ferme ses portes

    Un an après avoir lancé l'atelier culinaire Le Cul de Poule, Daniel Chassé accroche son tablier. Parce que les revenus ne suffisent pas à faire... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer