Le meuble québécois condamné à innover

Yves Dessureault... (La Tribune, Yanick Poisson)

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Yves Dessureault

La Tribune, Yanick Poisson

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(Victoriaville) Après plusieurs années de décroissance, le domaine du meuble québécois se porte relativement bien. On ne connaîtra évidemment plus le Klondike des années 70, la mondialisation étant là pour rester, mais l'industrie ne manque pas d'innover et de se renouveler et elle devra continuer de la faire pour subsister.

« L'industrie du meuble compte sur un noyau fort d'entreprises dynamiques qui n'hésitent pas à mettre les efforts afin d'améliorer leurs pratiques, leurs produits et leurs mises en marché. Puisqu'elles connaissent du succès, elles entraînent dans leur sillage de plus petites entreprises qui suivent l'exemple. Ce ne sera plus jamais facile comme avant, mais ce leadership sert à tout le monde », statue le nouveau directeur général d'EQMBO-entreprises, maintenant appelé Inovem, Yves Dessureault.

Selon ce dernier, le principal défi auquel devront faire face les entreprises du domaine est celui de se dénicher des partenaires; des sous-traitants ou des organismes de recherche, qui leur permettront de faire évoluer leurs pratiques. Elles doivent s'attendre à se faire copier et imiter, de là l'importance d'aller toujours plus loin.

« On ne parle plus uniquement de la Chine, mais aussi de l'Inde et du Viêt Nam : le monde est en compétition. Ikea est en train de bouleverser le monde de la cuisine en développant une offre complète et unique. Elle s'en vient aussi avec un catalogue en réalité augmentée, un peu comme Pokemon Go. Ce sont des technologies émergentes dont on doit se servir », continue-t-il.

Un rôle accru pour Inovem

EQMBO-entreprises ne fera pas que changer de nom, le nouveau directeur entend aussi revoir sa vocation afin que le centre collégial de transfert de technologie (apparenté au Cégep de Victoriaville) soit encore plus innovant et parvienne à mieux outiller les entreprises québécoises dans leur lutte face aux producteurs étrangers.

« Nous voulons remettre de l'avant l'innovation, on veut être reconnu pour ça. On a le mandat d'innover et on n'est pas assez visibles. Nous nous démarquons notamment dans les techniques et produits de finition écologiques et nous avons une grande expertise dans les matériaux, il faudra continuer de développer et de favoriser leur intégration en entreprise. Nous allons démontrer que nous sommes les meilleurs », affirme-t-il.

Inovem pourrait également se lancer dans les technologies de l'information nouvelle, comme la réalité augmentée, afin d'aider ses partenaires à faire leur marque sur le marché. « Ça va faire partie d'une réflexion. Dans ce créneau, on avance un pas à la fois », continue-t-il.

Selon les données de 2013 du gouvernement du Québec, l'industrie du meuble compte 1488 entreprises, dont 85 % proviennent du sous-secteur des meubles résidentiels et institutionnels et de la fabrication d'armoires de cuisine.

Présente dans toutes les régions du Québec, l'industrie du meuble donne du travail à 22 292 personnes, ce qui en fait l'un des sept plus importants employeurs du secteur manufacturier au Québec.

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