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Blue Mountain se place sous la loi de la protection de la faillite

Le Groupe Blue Mountain Wallcoverings s'est placé sous... (Spectre Média, René Marquis)

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Le Groupe Blue Mountain Wallcoverings s'est placé sous la loi de la protection de la faillite le 8 août.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Le Groupe Blue Mountain Wallcoverings s'est placé sous la loi de la protection de la faillite le 8 août.

L'entreprise compte deux usines à Sherbrooke, soit une sur la rue Woodward, mise en vente l'hiver dernier, et l'autre sur la rue Léger.

Le fabricant de papier peint éprouve des difficultés financières depuis plusieurs années. L'entreprise, qui a déjà compté quelque 400 employés à Sherbrooke, a progressivement ralenti ses activités et ne comptait plus qu'une quinzaine d'employés début août.

Selon le Registre des dossiers de faillite et d'insolvabilité, le Groupe Blue Mountain Wallcoverings a un passif totalisant près de 7,1 M$ et un actif de 4,5 M$.

« On pensait pouvoir finir notre carrière ici », raconte un employé qui a cumulé près de 35 ans d'ancienneté au sein de l'entreprise.

Depuis quelques années, cet employé, qui préfère rester anonyme, avait été mis en congé forcé à quelques reprises. Puis rappelé pour quelques mois de travail.

« C'est dommage, car c'est certain que c'est plus difficile pour des gens de mon âge et de celui des autres employés qui restaient de se retrouver un emploi. Mais j'ai commencé mes recherches », ajoute l'employé qui entâme la soixantaine.

Une assemblée des créanciers du Groupe Blue Mountain Wallcoverings est prévue pour le 29 août.

En janvier dernier, la direction de Blue Mountain avait mis en vente son usine de la rue Woodward, dans l'est. Le bâtiment de 160 000 pieds carrés, situé sur un immense terrain de 12 acres, était devenu trop grand pour les besoins de l'entreprise.

L'histoire se répète

L'entreprise Blue Mountain s'était déjà placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers en 2009. Elle employait alors plus de 200 personnes à ses usines de la rue Woodward et Léger. Un plan de relance, établi en collaboration avec le président et chef de la direction Christopher Wood (fils de Dennis Wood, fondateur de C-Mac), avait permis à l'entreprise de poursuivre ses activités. À cette époque, Blue Mountain avait procédé à la fermeture de son usine de Toronto, ce qui lui avait permis de transférer sa production à ses deux usines sherbrookoises.

En 2004, Blue Mountain Wallcoverings avait acquis Imperial Home Decor Group, une société américaine en faillite. La transaction entre Blue Mountain et Imperial Home Decor avait permis à Blue Mountain d'accaparer une bonne part du marché du papier peint, puisque Imperial Home Decor se classait au premier rang de ce secteur aux États-Unis.

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