« Ne pas s'alarmer, mais se diversifier »

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(Sherbrooke) Les entreprises exportatrices de la région doivent-elles s'inquiéter du renforcement du protectionnisme américain qui pourrait suivre l'élection du prochain président en novembre?

Sherbrooke est située à 30 minutes de la frontière des États-Unis, il faut moins de 24 heures de route pour rejoindre un marché de 150 millions de consommateurs.

Grâce à cette localisation stratégique, Sherbrooke est au 2e rang des régions exportatrices du Québec, soulignait récemment Sherbrooke Innopole.

« Sur nos 640 entreprises, on en compte 167 qui exportent aux États-Unis, note la directrice générale de Sherbrooke Innopole, Josée Fortin. Pour 46 de ces entreprises, les ventes faites aux États-Unis représentent plus de 50 pour cent de leur chiffre d'affaires et pour 14 d'entre elles, les exportations américaines représentent plus de 80 pour cent de leur chiffre d'affaires. »

Même si elle veut être réaliste, Mme Fortin ne désire pas être alarmiste quant aux conséquences de l'élection de Trump ou Clinton et quant au possible resserrement des règles de libre-échange.

« Quelle portion des promesses ou des intentions du futur président sera réalisée? Le congrès a bloqué plusieurs projets dans le cas d'Obama, qui était censé représenter un grand vent de fraicheur. Il devra y avoir des négociations. Est-ce que je crois qu'il y aura un virage à 180 degrés au lendemain des élections? Non. Les partenaires, comme le Canada, devront aussi négocier », affirme-t-elle rappelant que le protectionnisme n'a rien de nouveau pour les Américains, qui se sont dotés du Buy American Act.

Aussi, la directrice générale de Sherbrooke Innopole rappelle que les entreprises ont avantage à diversifier leur marché que ce soit pour se protéger des fluctuations du taux de change ou pour contrer l'effet de nouvelles politiques liées au libre-échange. « Les États-Unis sont des alliés naturels, mais les entreprises doivent toujours se diversifier. Pensons à l'accord Canada-Union européenne qui devrait être ratifié d'ici la fin de l'année ou encore à l'accord transpacifique. »

Selon les dernières données disponibles de l'Institut de la statistique du Québec, 25,9 pour cent des établissements de l'Estrie exportent aux États-Unis et les revenus qu'ils en tirent comptent pour 38,6 % des revenus totaux de l'ensemble des établissements.

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