Lock-out à l'Hôtel Le Président

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L'Hôtel Le Président a montré la porte à ses salariés après avoir annoncé que ceux-ci étaient désormais en lock-out.

Spectre média, Marie-Lou Béland

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(SHERBROOKE) La trentaine de salariés de l'Hôtel Le Président se sont butés aux gardes de sécurité lundi matin. La direction a annoncé aux employés qu'elle déclenchait un lock-out, les négociations étant interrompues depuis le début de juin.

En pleine saison estivale, avec la Fête du lac des Nations qui approche, la direction de l'hôtel a invité ses employés à quitter les lieux. « On ne sait pas comment ils feront pour faire tourner l'établissement sans le personnel. Nous avons des doutes quant à la capacité des gens en place à pouvoir offrir les mêmes services qu'avec l'équipe normale », explique Stéphane Lacroix, directeur des relations publiques du syndicat affilié aux Teamsters, en se questionnant sur le recours possible à des briseurs de grève. « Nous ferons les démarches nécessaires si, après une enquête, nous voyons que cette méthode est utilisée pour faire fonctionner l'hôtel. »

Cette annonce vient quelque temps après la fermeture du restaurant de l'établissement, où 24 personnes avaient perdu leur emploi. « L'employeur est difficile à suivre. Il fait les annonces aux employés avant même de contacter le syndicat », ajoute M. Lacroix. « Il joue à un jeu dangereux. Ce n'est pas un comportement qui facilite les négociations. »

Les dernières propositions de la direction du Président étaient « inacceptables » pour les travailleurs. Elles offraient 1 à 1,5 % d'augmentation de salaire par année pour un contrat d'une durée de six ans. « Quand des travailleurs gagnent entre 12 et 14 $ l'heure, je crois qu'il est légitime pour eux de vouloir améliorer leur sort, ajoute le syndicaliste. Outre des salaires de crève-faim, ils n'ont pas de régime de retraite et ont droit à très peu de congés», souligne Michel Richard, permanent syndical de la Section locale 1791 des Teamsters.

Une contreproposition avait été faite à la partie patronale. Les employés étaient toujours en attente d'une réponse lundi lorsqu'ils se sont fait montrer la porte. « Inutile de vous dire que nos membres sont furieux et très déçus », fulmine M. Richard.

Stéphane Lacroix rappelle son admiration pour les salariés. « C'est très courageux pour ces gens-là de tenir tête à leur employeur. Ils veulent améliorer leurs conditions et nous sommes là pour les aider », ajoute-t-il.

« Une chose est sure, demain (mardi), le soleil va se lever et les employés seront prêts devant l'hôtel pour piqueter et faire valoir leurs droits. »

Aucune rencontre n'est prévue entre le syndicat et l'employeur, même pas l'ombre d'une conversation, selon le directeur des relations publiques. L'équipe syndicale mentionne qu'elle est toujours prête à négocier, si la partie patronale s'engage à ouvrir des portes et à traiter les travailleurs convenablement.

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