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Femmes en sciences et en génie: de gros moyens pour changer la donne

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Eve Langelier

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

(SHERBROOKE) Les femmes sont sous-représentées dans les sciences et le génie. La nouvelle Chaire pour les femmes en sciences et en génie du CRSNG, division Québec, veut changer la donne en incitant les filles et les femmes à choisir ces domaines d'études.

Eve Langelier titulaire de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie du CRSNG (Québec), travaille avec son équipe depuis plus d'un an avec un seul but en tête, améliorer le recrutement, la rétention et l'avancement des femmes dans les sciences et le génie.

En 2013-2014, la représentation féminine des inscriptions au baccalauréat dans les différentes disciplines en sciences et en génie de l'ensemble du Québec varie entre dix pour cent et 50 pour cent.

« Nous voulons donner une voix aux femmes, tout en rendant les programmes de sciences et de génie plus invitant. Nous voulons leur offrir un programme plus féminin qui sera accueillant », explique la titulaire de la Chaire.

C'est par des activités, des capsules web et un appui aux enseignants du primaire et du secondaire que la Chaire veut « faire tomber les barrières souvent invisibles et involontaires qui se sont dressées autour des femmes ». Des modèles féminins des domaines sont également présentés aux jeunes femmes pour qu'elles puissent s'identifier à elles, et poursuivre leur cheminement scolaire en mathématique et en sciences.

« C'est à travers des projets aussi emballants que celui-ci que prend son sens la mission de la Faculté de génie : former, innover, concevoir pour servir la société. », souligne Patrik Doucet, doyen de la Faculté de génie.

Si plus de femmes en sciences et en génie étaient davantage intégrées, de réels impacts seraient sentis dans le milieu. « Une meilleure complémentarité et un équilibre des genres en milieu de travail en sciences et génie favorisent notamment la créativité organisationnelle et offrent une voix aux femmes face aux grands défis sociaux, économiques, technologiques et environnementaux », mentionne Mme Langelier.

Ce projet mobilisateur bénéficie d'une aide considérable de la part de ses partenaires financiers, soit 196 500 $ par années sur cinq ans, pour un total tout près d'un million de dollars.

Une trousse 

À la base, il s'agit d'une histoire. Au fil des aventures des personnages, les étudiants de sixième année du primaire sont invités à remplir des défis, résoudre des énigmes et continuer l'aventure, le tout en faisant appel à la technologie.

Créée en collaboration avec des didacticiens de la Faculté d'éducation de l'Université de Sherbrooke, la trousse, qui est offerte gratuitement aux enseignants, est un outil qui stimule les élèves à s'intéresser au métier des ingénieures. « Nous avons remarqué que les filles et les femmes ont peur de se tromper. La trousse est donc une provocation de l'erreur », précise Fatima Bousadra, didacticienne des sciences.

L'auteur Alessandro Cassa a su imaginer des personnages qui diffèrent des stéréotypes afin de faire réfléchir et sortir les sciences de leur cadre habituel. « Je pense que tout le monde sera conquis, à commencer par les élèves », déclare l'auteur.

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