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Jacques Nantel: « N'ayez pas peur de voir grand! »

Expert en nouvelles technologies et développement des affaires,... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Expert en nouvelles technologies et développement des affaires, le professeur Jacques Nantel de HEC Montréal a incité les gens d'affaires de l'Estrie à ne pas se contenter du marché québécois.

Spectre Média, Frédéric Côté

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Le professeur Jacques Nantel avait un message bien précis à livrer aux 175 gens d'affaires réunis dans le Centre sportif John H. Price de l'Université Bishop's mercredi matin : « Ne vous contentez pas du marché québécois. La technologie vous permet aujourd'hui de voir plus grand, de créer de la valeur ajoutée, tout en diluant les risques... ».

Professeur au HEC Montréal et spécialiste dans le comportement des consommateurs et des nouvelles technologies, Jacques Nantel était le président d'honneur de la 10e édition de l'événement Speedcoaching organisé par le Centre d'entrepreneurship Dobson-Lagassé.

Féru de nouvelles technologies et de développement des affaires, Jacques Nantel est convaincu que les géants planétaires que sont Amazon, eBay et iTunes auraient facilement pu voir le jour au Québec plutôt qu'en Californie. Il suffit, dit-il, de voir les choses dans la perspective de développement que permettent les nouvelles technologies.

« La grosse différence, c'est que d'entrée de jeu l'entrepreneur québécois pense en fonction de 8 millions de consommateurs, alors qu'un américain, lui, pense en fonction de 360 millions. Uniquement dans l'état d'esprit (de l'entrepreneur), ça fait une grosse différence. »

Certes, admet Jacques Nantel, un entrepreneur québécois qui voudrait conquérir la planète avec un produit aussi commun qu'une simple chaise aura à faire face à une concurrence impitoyable de la part des géants asiatiques. Par contre, il en va autrement lorsqu'il est question des produits de niche, dit-il. Dans ce cas, les entrepreneurs ont tout intérêt à voir plus grand que le seul marché québécois.

« Si votre produit de niche rejoint un pour cent de la population, quel est votre intérêt? Un pour cent de 8 millions ou un pour cent de 360 millions de consommateurs? » demande-t-il.

Cela dit, Jacques Nantel incite les entrepreneurs à cultiver ce qu'il appelle cette « constante insatisfaction » face à ce qu'ils voient.

« Un entrepreneur, c'est quelqu'un qui n'est jamais satisfait. C'est quelqu'un qui a la prétention de dire ''je pense que je pourrais faire mieux que ce qui existe''. Et c'est cette fibre-là que vous devez toujours vous employer à garder. Parce que c'est cette fibre-là qui fait que les sociétés avancent », a-t-il lancé aux entrepreneurs sur l'heure du midi.

« Certes, on a besoin de professeurs d'université, de médecins, de gestionnaires et de hauts fonctionnaires, ajoute-t-il. Mais on a aussi beaucoup besoin d'entrepreneurs parce que l'innovation vient de cette filière. Cette fibre d'insatisfaction, il faut non seulement l'apprécier, mais il faut la cultiver et la juxtaposer aux opportunités d'affaires. Ces opportunités-là sont bien réelles et elles font ressortir que, dans tous les domaines, il y a énormément de valeur à créer. »

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