Le prix de vente des maisons stagne

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Contrairement à ce que pourrait laisser croire l'indice d'abordabilité Desjardins, le prix des propriétés est en réalité demeuré sensiblement le même.

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(Sherbrooke) Le prix de vente moyen des propriétés dans la région de Sherbrooke aurait reculé de 19 % entre le quatrième trimestre de 2015 et le premier trimestre de 2016, selon la dernière mise à jour de l'indice d'abordabilité Desjardins. Bonne nouvelle pour ceux qui envisagent l'achat d'une maison? Pas réellement. Une seule transaction majeure a fait bouger anormalement les statistiques et provoqué cette donnée pour le moins étonnante.

Voilà la mise en garde que sert Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ). En fait, cette statistique de baisse de 19 pour cent n'est pas erronée, mais il faut faire preuve de prudence dans son interprétation.

C'est que l'automne dernier, une propriété de Magog s'est vendue 13 250 000 $, ce qui a évidemment eu pour effet de gonfler le prix moyen des unifamiliales. Ce dernier a été propulsé à 593 035 $ pour le secteur de Magog, soit une hausse de 143 %.

Même pour la région métropolitaine de Sherbrooke, l'incidence de cette transaction sur le prix moyen a été majeure, puisqu'on a observé un bond de 29 % à ce chapitre.

Bref, la chute draconienne du prix moyen dans la région ne doit pas être interprétée comme une baisse généralisée des prix, mais bien comme un retour à la normale.

« Dans tous les cas, on préfère utiliser le prix médian comme mesure, puisqu'il n'est pas influencé par les valeurs extrêmes, donc on élimine d'emblée les transactions comme celle-là », explique Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

Hausse réelle de 1 %

À son avis, le prix médian constitue assurément un meilleur reflet de l'évolution des prix sur le marché. D'ailleurs, cette donnée indique une hausse des prix de vente de 1 % depuis un an.

« Les augmentations de prix sont encore au rendez-vous, mais elles sont allées en s'amenuisant au cours des dernières années, affirme M. Cardinal. En 2011-2012, on a noté une augmentation de 3 %, en 2013-2014, une augmentation de 2 %, et en 2015, seulement de 1 %. »

« Si l'on compare seulement le premier trimestre de 2016 avec celui de 2015, on remarque même une baisse de 3 % des prix. »

Comment expliquer cette légère diminution? « Les inscriptions en vigueur, c'est-à-dire le nombre de propriétés en vente, ont augmenté, ce qui fait qu'on s'est retrouvé dans un marché à l'avantage des acheteurs », mentionne le directeur.

Pour ce qui est de l'année à venir, M. Cardinal ne s'avance pas à faire des prévisions pour la région de Sherbrooke en particulier. « Pour l'ensemble du Québec, on avait prévu une augmentation de 3 % du nombre de ventes en 2016, mais après un trimestre, on est à 8 % d'augmentation, donc ça va beaucoup mieux qu'on l'avait anticipé. »

« Dans la prochaine année, pour la province, on s'attend encore à une hausse des prix entre 1 et 2 % pour les maisons unifamiliales », ajoute-t-il.

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