Sombre avenir pour la restauration d'hôtellerie

La direction de l'hôtel Le Président a annoncé... (Spectre Médias, Marie-Lou Béland)

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La direction de l'hôtel Le Président a annoncé vendredi dernier à ses employés la fermeture de son service de restauration à compter du 30 juin.

Spectre Médias, Marie-Lou Béland

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<p>Charlotte R. Castilloux</p>
Charlotte R. Castilloux

Journaliste stagiaire

La Tribune

(SHERBROOKE) Maintenir ou non un restaurant à l'intérieur d'un hôtel est un enjeu important en milieu hôtelier. Même si les avantages peuvent parfois être minimes, certains hôtels considèrent que posséder un restaurant est un avantage pour leur établissement, alors que d'autres, comme l'Hôtel Le Président, ferment leur restaurant.

C'est par souci d'offrir davantage de services à sa clientèle que des hôtels comme l'Estrimont Suites & Spa choisissent de maintenir actif leur restaurant, explique Yannick Beaupertuis, directeur de l'Estrimont à Orford. Si dans les années 80, avoir un restaurant pouvait être synonyme de revenus pour un hôtel, la réalité d'aujourd'hui est bien différente.

« Quand on regarde les finances, la restauration est un centre de coût », mentionne M. Beaupertuis. Les coûts engendrés par un restaurant sont souvent plus élevés que les profits. Ce phénomène est dû à différents facteurs, dont les hausses du prix des aliments, comme les protéines. Cette inflation ne peut pas être refilée sur la facture de la clientèle sans conséquence, c'est donc les hôtels qui absorbent la différence de prix la plupart du temps.

Dans certains cas, la perte d'argent qu'amène un restaurant affecte même la rentabilité de tout l'hôtel. C'est pour cette raison que certains hôteliers se voient dans l'obligation de fermer leurs restaurants ou cessent d'investir dans leurs infrastructures. « J'aimerais ça investir, affirme M. Beaupertuis en mentionnant qu'il a des projets pour la restauration de l'Estrimont, mais avant, il faut générer des profits. »

La diminution de l'achalandage dans les salles à manger d'hôtel nuit également à la restauration hôtelière. Toujours selon M. Beaupertuis, les restaurants d'hôtels ont de plus en plus de compétitions. La clientèle, plus raffinée, s'intéresse à la variété de restaurants offerts à l'extérieur de l'hôtel et pratique un tourisme gourmand en visitant des régions pour leurs atouts gastronomiques.

Ce sont les groupes et les congrès qui permettent aux établissements hôteliers de maintenir leur offre de restauration, puisqu'ils occupent près de la moitié des chambres annuellement.

Mais, advenant une diminution des réservations de groupes, les salles à manger d'hôtel pourraient être portées à disparaître du milieu hôtelier. Ce qui serait très dommage pour la région, puisque les hôtels sont des vitrines pour les produits des Cantons-de-l'Est, souligne M. Beaupertuis.

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