Virage vert dans les forêts

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L'industrie canadienne du bois veut réduire ses émissions de GES de 30 millions de tonnes par année d'ici 2030.

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L'industrie canadienne des produits forestiers s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30 millions de tonnes par année d'ici 2030.

L'Association des produits forestiers du Canada (APFC) croit que près de la moitié de cette réduction pourrait être atteinte grâce à l'amélioration de ses pratiques en forêt et à l'usine - par exemple en utilisant les résidus d'arbres abattus plutôt que de les brûler ou de les laisser mourir, ce qui rejette du méthane dans l'atmosphère.

L'industrie mise aussi «sur des pratiques actives d'aménagement forestier qui maximisent le stockage du carbone en forêt et stimulent la croissance des arbres, sur une utilisation accrue de produits forestiers et de technologies propres innovatrices pour remplacer des matériaux tirés de combustibles fossiles, ainsi que sur l'amélioration de l'efficacité des usines».

Selon Derek Nighbor, nouveau chef de la direction de l'APFC, le Service canadien des forêts du gouvernement fédéral a estimé la contribution que pourrait apporter l'industrie forestière pour réduire ses émissions, et les joueurs de ce secteur auraient même bonifié cette cible.

En vertu de l'accord de Paris, conclu en décembre, le Canada s'est engagé à réduire d'ici 2030 ses émissions totales de 30 pour cent sous les niveaux de 2005 - ce qui se traduit par une baisse d'environ 225 millions de tonnes de CO2 par année.

L'industrie des produits forestiers estime que ses propres cibles représenteront environ 13 pour cent de l'engagement canadien pour 2030. Selon M. Nighbor, le secteur forestier serait le premier à contribuer volontairement aux objectifs du gouvernement fédéral en matière de changements climatiques, avec un plan global qui fera l'objet d'un rapport tous les trois ans.

L'APFC participe aussi aux quatre groupes de travail fédéraux-provinciaux annoncés début mars pour élaborer une stratégie nationale de lutte aux changements climatiques, qui devrait être déposée l'automne prochain.

Le «Défi 30 en 30» (30 mégatonnes en 2030) de l'Association des produits forestiers du Canada participe aussi d'un effort de lobbyisme afin notamment d'obtenir des fonds publics, par le biais des programmes d'infrastructures, pour financer la recherche et le développement dans le secteur des technologies vertes.

L'industrie canadienne des produits forestiers soutient qu'elle a dépensé 1,5 milliard $ depuis cinq ans dans l'innovation technologique verte, et qu'elle a réduit des deux tiers depuis 1990 les émissions de ses usines existantes.

Robert Larocque, directeur Environnement et politiques du marché du travail à l'APFC, soutient qu'on pourra réduire les émissions de GES en utilisant les résidus de bois pour la production de stratifiés et de biocarburants, mais aussi en plantant des arbres à croissance plus rapide et plus résistants au climat, qui absorberont davantage de gaz carbonique dans l'atmosphère.

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