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Déménagement de NAC: «Il n'y a rien que nous aurions pu faire de plus»

Les élus municipaux pourraient-ils donner plus de latitude à Sherbrooke... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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Archives La Tribune, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Les élus municipaux pourraient-ils donner plus de latitude à Sherbrooke Innopole pour lui permettre d'attirer ou de retenir des entreprises? Le déménagement de NAC Systems vers Cookshire soulève la question.

La conseillère Annie Godbout, membre du C.A. de Sherbrooke Innopole, croit que l'organisme paramunicipal dispose de tous les outils nécessaires pour parvenir à ses fins.

Rappelons que NAC Systems, qui fabrique des armoires de cuisine et des vanités de salle de bain, partira du parc industriel de Sherbrooke d'ici la fin de l'année pour s'installer à Cookshire. Une cinquantaine d'emplois quitteront donc Sherbrooke. La directrice générale de Sherbrooke Innopole, Josée Fortin, affirmait que la Ville n'aurait rien pu faire de plus pour retenir l'entreprise, qui déménage dans un bâtiment déjà adapté à ses besoins.

«Ce qu'on nous a dit, c'est que plusieurs employés de NAC Systems venaient déjà de Cookshire et qu'ils retournaient dans une bâtisse qu'ils ont déjà occupée. Mais ces gens-là consommaient à Sherbrooke quand ils venaient travailler. Il ne faut pas minimiser ces pertes-là. J'étais déçue de savoir qu'ils partaient. Mais nous avons mis tellement d'outils en place pour retenir les entreprises... La seule chose qu'on peut faire, c'est redoubler d'ardeur. Je pense qu'en ce moment, nous avons tous les outils nécessaires. Sherbrooke Innopole négocie avec plusieurs entreprises. On le voit. On le sent. On a fait un bon bout de chemin», réagit Annie Godbout.

«Le maire n'a pas rencontré la direction de NAC Systems, car il ne s'ingère pas dans nos opérations courantes.»


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Josée Fortin

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La conseillère municipale blâme toutefois le maire Bernard Sévigny au passage. «Il faut que le maire s'y mette. C'est sa responsabilité d'être proactif. Est-ce qu'il a rencontré les dirigeants de NAC? Il faut que le maire s'implique dans ce type de projet si on veut retenir des entreprises.»

Bernard Sévigny étant en congé, son cabinet a suggéré de s'adresser à Josée Fortin de Sherbrooke Innopole pour confirmer l'implication du maire dans ce dossier.

«Le maire n'a pas rencontré la direction de NAC Systems, car il ne s'ingère pas dans nos opérations courantes. Dans le cadre du mandat qui nous est confié par la Ville de Sherbrooke, notre équipe travaille sur plusieurs centaines de dossiers d'entreprises par année et nous avons en main les outils nécessaires pour y arriver avec succès dans la grande majorité des cas. Ceci dit, lorsqu'une intervention du maire est nécessaire ou souhaitable dans un dossier particulier, il collabore toujours activement avec nous et l'entreprise», affirme Mme Fortin.

«Cependant, dans le cas de NAC Systems, il n'y a rien que le maire ou nous aurions pu faire de plus pour changer la décision d'affaires de l'entreprise, face à l'occasion exceptionnelle qui s'est présentée à elle», ajoute-t-elle.

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