Canards du Lac Brome à Asbestos : un espoir réel

Le ministre de l'Agriculture Pierre Paradis et la... (La Tribune, Yvan Provencher)

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Le ministre de l'Agriculture Pierre Paradis et la députée Karine Vallières disent rester positifs dans le dossier de transformation de la vocation de Viande Laroche, à Asbestos .

La Tribune, Yvan Provencher

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Yvan Provencher
La Tribune

(ASBESTOS) Lors d'un passage à Asbestos mardi dans le cadre d'une activité politique partisane, le ministre de l'Agriculture Pierre Paradis s'est fait très optimiste relativement à l'implantation des installations de Canards du Lac Brome pour l'abattage et la transformation de canards dans les anciens locaux de Viandes Laroche.

« Je connais très bien l'équipe de Canards du Lac Brome, les investisseurs, les gestionnaires. C'est une excellente équipe. La vocation dédiée jadis au boeuf change, mais dans un créneau où les gens ont beaucoup de crédibilité tant sur le plan provincial, national et même à l'international. Cette marque de commerce est connue, d'Hawaii où on peut manger du canard du Lac Brome, jusque dans plusieurs pays européens. Avec les ententes de libre-échange, ce sont des marchés qui s'ouvrent et cette entreprise est appelée à croître, ce qui est vraisemblablement bon pour Asbestos et sa région de par la présence prochaine sur ce territoire de cette entreprise. »

Viandes Laroche comptait une centaine d'employés. Peut-on s'attendre à ce que la région puisse, avec Canards du Lac Brome, combler ces pertes d'emplois liés à la faillite de l'abattoir de boeuf? « Beaucoup de transformations sont requises pour la conversion de ce bâtiment à son nouvel usage. Les gestionnaires m'ont signifié qu'ils recherchaient un peu partout dans le monde ce qu'il y avait de plus avant-gardiste de façon à équiper l'entreprise ici des meilleures technologies. Ce sont des gens qui investissent à long terme. Possiblement qu'à court terme il y aura un petit soubresaut dans l'emploi. Les perspectives d'avenir sont remarquables, à partir de l'entente de libre-échange, c'est 500 millions de consommateurs potentiels et avec l'entente Asie-Pacifique, c'est 1,2  milliard de consommateurs qui offriront des possibilités très intéressantes. », répond Pierre Paradis

Le ministre s'est dit attristé de voir ce joyau de l'industrie du boeuf disparaître localement. « Considérant une catastrophe potentielle comme la maladie de la vache folle, il y avait une soupape avec l'industrie d'ici. Nous sommes devenus à plus haut risque sans cette soupape. Nous étudions présentement comment outiller nos abattoirs de proximité pour faire face à une crise non souhaitée, mais toujours possible », a mentionné le ministre Paradis. Toutefois, à son avis, la compétition est très différente dans le marché du canard. L'entreprise Canards du Lac Brome y a fait face depuis nombre d'années et est capable de poursuivre en ce sens.

Quant à savoir si l'entreprise pourra entrer en production à l'automne, le ministre se fait prudent. « Je ne peux risquer une date, encore plus en considérant les deux récents sinistres lors d'incendies connus par Canards du Lac Brome dans les derniers mois. Ce n'est assurément pas des éléments qui vont accélérer le dossier. L'entreprise s'est déjà retroussé les manches avec des reconstructions éminentes. Je suis certain qu'il n'y aura pas que de la reconstruction, mais également des ajouts », affirme-t-il.

Enfin, le ministre de l'Agriculture confirme qu'Investissement Québec est présent dans le dossier comme il l'a été jadis avec Viandes Laroche. « La sollicitation est toutefois différente. Des avis sectoriels sont requis de mon ministère afin de les soumettre au ministère du Développement économique. Nous étions très positifs avec Viandes Laroche et je ne crois pas que nous le serions moins avec Canards du Lac Brome. »

Le ministre a enfin affirmé que comme la députée du comté, il était très positif au sujet de ce dossier, ne voulant pas voir s'éteindre la vocation agroalimentaire des installations, y voir disparaître les emplois reliés. « On garde un espoir réel, concret, basé sur du solide ».

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