Le phénomène Éliane Gamache Latourelle

Éliane Gamache Latourelle a contribué à la création... (La Tribune, Yanick Poisson)

Agrandir

Éliane Gamache Latourelle a contribué à la création et au développement d'environ 2500 entreprises.

La Tribune, Yanick Poisson

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Yanick Poisson
La Tribune

Impressionnante! De tous les mots du dictionnaire, c'est celui qui semble le mieux décrire tant le parcours unique que la personnalité d'Éliane Gamache Latourelle, cette femme d'affaires de 32 ans érudite, affable et pétillante d'énergie.

Il n'y a pas de doute que la Montréalaise Éliane Gamache Latourelle est tombée dans un grand chaudron de potion magique d'entrepreneur alors qu'elle était toute petite. Elle savait à peine marcher, que déjà elle s'inventait des commerces. Chez les Gamache Latourelle, on ne jouait pas à la poupée, on optait plutôt pour les affaires.

« J'avais deux ans lorsque j'ai créé mon premier commerce. J'avais de petits objets de plastique que je m'imaginais vendre à des clients imaginaires ou à mes proches », rigole la souriante blonde.

À sept ans, elle détenait tellement de compagnies fictives que ses parents lui ont alloué un budget pour acheter des classeurs. Elle se souvient de l'importante quantité de paperasse colligée au fil des années afin de donner vie à ses chimères. Elle n'a jamais été en mesure de comprendre d'où lui venait cette vocation, ses parents n'étant pourtant pas dans le domaine des affaires.

« Je ne sais pas pourquoi, mais moi quand j'étais enfant, je voulais comprendre pourquoi Steinberg fermait ses portes et pourquoi le taux d'intérêt fluctuait. J'insistais pour que mes parents louent des films québécois et encouragent l'économie locale. Dès qu'un nouveau commerce ouvrait, je m'y rendais afin d'acheter », raconte l'autodidacte.

Il s'en est fallu de peu pour qu'Éliane Gamache Latourelle quitte le milieu scolaire avant même d'avoir terminé son secondaire. Non pas parce qu'elle éprouvait de la difficulté, mais parce qu'elle ne pouvait plus contenir son envie de se lancer en affaire. Elle se rendait dans les différents commerces et étudiait leurs modes de gestion afin de déterminer ce qui fonctionnait bien et moins bien. Elle a toutefois décidé de s'accrocher jusqu'à ce qu'elle obtienne un diplôme universitaire.

«Je veux que les gens entendent mon message, qu'ils arrêtent d'avoir peur et qu'ils agissent, qu'ils vivent leurs rêves.»


Curieusement, la jeune femme ne s'est pas tournée vers l'administration. Elle avait peur d'être déçue, peur qu'on lui dise quoi faire, alors que les affaires, c'est un monde où la créativité a une place de choix. Sous l'influence d'une amie, elle a opté pour la pharmacie, une décision qui lui a souri.

Trente ans et millionnaire

Trois ans après avoir obtenu son baccalauréat, la jeune Gamache Latourelle possédait déjà cinq pharmacies. Dans ses temps libres, elle prodiguait des conseils à des entrepreneurs, elle prenait leurs entreprises et les faisaient prospérer, sans rien demander en retour. Sa réputation ne tarda pas à la précéder, tant et si bien qu'elle décida finalement de commercialiser ses services.

Au fil des ans, la jeune femme estime avoir possédé ou apporté 

son soutien à pas moins de 2500 projets. À l'heure actuelle, elle possède toujours deux pharmacies et travaille au développement de trois autres entreprises. Elle a publié deux livres qui sont rapidement devenus des best-sellers et multiplie les conférences au profit d'étudiants, de travailleurs et de gens d'affaires.

Depuis quelques années déjà, elle a atteint son rêve de jeunesse de devenir millionnaire. Maintenant qu'elle est indépendante de fortune, elle a décidé d'en faire bénéficier autrui.

« Je veux que les gens entendent mon message, qu'ils arrêtent d'avoir peur et qu'ils agissent, qu'ils vivent leurs rêves. Les gens font souvent semblant d'être heureux alors qu'ils sont prisonniers de leur quotidien. Après avoir lu mon premier livre, plusieurs m'ont dit qu'ils avaient acheté leur première maison, fait le tour du monde ou laissé leur mari des 23 dernières années », illustre-t-elle.

Il n'est pas impossible non plus d'apercevoir la jolie blonde sur des affiches électorales dans un avenir plus ou moins éloigné. Si le contexte actuel ne favorise pas son implication, elle ne ferme pas de porte.

« Je veux aider les gens et parfois, il faut aller au sommet pour changer les choses. Notre système de santé est tout croche, la situation en éducation est inacceptable et on ne met pas assez d'efforts en culture », plaide-t-elle.

En attendant, la femme d'affaires a l'intention de fonder des entreprises à l'étranger afin d'enrichir la province. « Pour créer de la richesse, soit on dilapide nos ressources naturelles, soit on va chercher l'argent où elle est, dans les poches des gens bien nantis ailleurs. C'est ce que je veux faire », conclut-elle.

Partager

À lire aussi

  • L'instinct d'une millionnaire

    Affaires

    L'instinct d'une millionnaire

    Rarement le club Richelieu de Trois-Rivières aura reçu une conférencière qui tranche autant avec son traditionalisme. C'est pourtant ce qui s'est... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer