La chasse au radon est ouverte

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« Il peut y avoir différents problèmes de qualité de l'air dans une maison. Les gens normalement ont un détecteur de fumée et un détecteur de monoxyde de carbone mais on les invite maintenant à mesurer le radon », informe Mathieu Brossard, spécialiste en santé environnementale à Santé Canada, présent en fin de semaine au Salon Expo Habitat de l'Estrie.

SPECTRE MÉDIA, MARIE-LOU BÉLAND

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Parmi les stands de portes et fenêtres, de revêtements de sol et de draps égyptiens, Santé Canada avait dépêché un spécialiste en santé environnementale au Santé Canada, avec pour mission de convaincre les Sherbrookois de tester la présence de radon dans leur maison.

Car selon l'organisme fédéral, environ 24 % des maisons de Sherbrooke et 9 % des maisons de l'Estrie présenteraient une concentration trop élevée de radon.

Cela devrait préoccuper les citoyens, a répété Mathieu Brossard aux visiteurs de l'Expo Habitat, d'autant que l'exposition prolongée au radon est directement associée au cancer du poumon, que sa détection est une procédure simple et que la correction du problème n'est pas plus coûteuse que d'autres travaux d'entretien normal sur une propriété.

« Le radon est un gaz radioactif naturel produit dans le sol et qui, lorsqu'il reste dans le sol, ne cause pas de problème. Mais les maisons sont rarement étanches aux gaz souterrains et lorsque le radon s'infiltre, par les fissures ou les joints de retrait par exemple, et qu'il s'accumule, il peut causer de graves problèmes », résume M. Brossard.

En fait, des études montrent que le radon constitue la première cause du cancer du poumon chez les non-fumeurs et la deuxième dans la population en général après le tabagisme.

Détecteurs

Après avoir ajouté des directives au Code national du bâtiment en 2010, après avoir inspecté les édifices fédéraux, les écoles, puis les garderies, Santé Canada a donc entrepris de convaincre les propriétaires d'être proactifs.

« Il peut y avoir différents problèmes de qualité de l'air dans une maison. Les gens normalement ont un détecteur de fumée et un détecteur de monoxyde de carbone mais on les invite maintenant à mesurer le radon », dit M. Brossard.

Cela se fait à l'aide d'un détecteur de radon qu'on peut se procurer dans des magasins à grande surface ou par la poste chez plusieurs fournisseurs. L'appareil doit être installé pendant au moins trois mois en période de chauffage, dans la pièce habitée au plus bas niveau du bâtiment. Le détecteur, qui n'affiche pas de données chiffrées, devra ensuite être envoyé par la poste ou à une entreprise locale pour être analysé dans un laboratoire certifié.

Si les résultats sont supérieurs à la norme de 200 becquerels par mètre cube (Bq/m3), des mesures correctives seront recommandées.

Il s'agit en fait d'une dépressurisation active, soit l'aération du sous-sol à l'aide d'une pompe permettant d'expulser le radon sous la dalle de béton avant qu'il s'infiltre à l'intérieur. La facture pourrait atteindre entre 1000 et 1500 $ pour se débarrasser du problème.

La détection du radon, précisera aussi M. Brossard, est une mesure stable qui n'a pas besoin d'être répétée, à moins de changements à la propriété ou d'une dégradation importante des lieux.

Conscient que le radon « s'ignore tellement bien » puisqu'il est incolore, inodore et sans goût, le spécialiste constate néanmoins que le message fait lentement son chemin dans la population.

Pour en savoir plus. : www.santecanada.gc.ca/radon

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