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Concurrence déloyale: Best Western met la SDED en demeure

Les activités du Centrexpo Drummondville ne font pas... (Collaboration spéciale, Éric Beaupré)

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Les activités du Centrexpo Drummondville ne font pas que des heureux.

Collaboration spéciale, Éric Beaupré

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Jugeant que le nouveau Centrexpo Drummondville lui faisait une concurrence déloyale et que ses dirigeants ne respectaient pas ce qu'ils avaient avancé, les propriétaires de l'hôtel Best Western de Drummondville ont mis la Société de développement économique de Drummondville (SDED) en demeure au cours des derniers mois.

On reproche notamment à l'organisme d'accueillir des événements de petite taille, ce qui a un impact direct sur le chiffre d'affaires du complexe hôtelier. Sans en dévoiler l'ampleur, le directeur général de l'établissement hôtelier, Étienne Houle, a fait état d'une « perte de revenu sensible », lors d'une entrevue accordée au journal Les Affaires.

On déplore notamment que ce nouvel outil de développement économique, construit, entre autres, à l'aide de fonds publics, serve un marché au sein duquel les hôtels de la région étaient déjà bien implantés. Le son de cloche est d'ailleurs le même dans d'autres complexes hôteliers de la région, dont l'hôtel Le Dauphin, qui a l'habitude de recevoir les congrès de plus petites tailles.

McDonald's, Burger King et les boulettes

Le directeur général de la SDED, Martin Dupont, confirme avoir reçu la mise en demeure de Best Western et y avoir répondu après avoir communiqué avec ses avocats. Il voit mal comment il peut y avoir matière à poursuite judiciaire.

« C'est comme si McDonald's mettait Burger King en demeure parce qu'ils font des boulettes pour leurs hamburgers, ça n'a pas de sens », a-t-il fulminé. Le gestionnaire se fait tout de même rassurant pour les hôteliers drummondvillois. Déjà, lors de la première année du Centrexpo, 40 % des événements tenus ont requis une surface de plus de 930 mètres carrés (10 000 pieds carrés). On espère que le nombre de grands événements double à brève échéance.

Pour ce qui est des plus petits rassemblements, M. Dupont croit que le facteur nouveauté a eu une importante incidence, mais que le marché finira par se rétablir, d'autant plus que le Centrexpo a adopté une politique de prix plus élevé. Il estime que si les hôteliers ont pu perdre en nombre d'événements, ils ont certainement obtenu plus de nuitées. « Nous avons reçu 72 000 personnes au cours de la dernière année. Ces gens ont nécessairement dû coucher quelque part », souligne-t-il.

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