Drummondville en négociations avec Gesterra

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) La MRC de Drummond est à préparer l'après Waste Management et serait actuellement en pourparlers avec l'entreprise victoriavilloise Gesterra relativement à la gestion de ses matières résiduelles.

«On a parlé à Gesterra et on va les rencontrer encore. Les Drummondvillois nous ont clairement affirmé qu'ils voulaient une solution plus écologique, qu'ils ne voulaient plus recevoir les déchets de l'extérieur et qu'ils étaient prêts à payer plus cher pour y arriver. Dans cette optique, la solution proposée par Gesterra pourrait être intéressante», affirme le maire de Drummondville, Alexandre Cusson.

Selon le politicien, il ne faut tout de même pas s'attendre à une hausse vertigineuse du compte de taxes, d'autant plus que les redevances versées par Waste Management pour l'importation de déchets sont placées dans un fonds environnemental et ne sont donc pas utilisées dans les dépenses courantes de la municipalité.

Si Waste Management a l'autorisation d'exploiter son site de Saint-Nicéphore jusqu'à la fin de 2017 avec une prolongation possible jusqu'en 2020, c'est dès cette année que les Drummondvillois devront amorcer leur virage vert. Le contrat relativement à la collecte des ordures de porte en porte prend effectivement fin en 2016.

PAS NÉCESSAIREMENT À DRUMMONDVILLE

Réagissant aux propos du Groupe d'opposants au dépotoir de Drummondville, Alexandre Cusson a indiqué que la régionalisation de la gestion des matières résiduelles ne voulait pas absolument signifier qu'il fallait que les déchets soient traités dans sa municipalité.

«La Commission consultative avait pour objectif de suggérer des solutions réalistes. Ça ne signifie pas qu'on construira des infrastructures à Drummondville. Ils n'ont pas bien compris. Le rapport nous a fait avancer. Il nous aidera à prendre des décisions à court, moyen et long terme afin d'améliorer nos performances et la qualité de vie des nôtres», signifie-t-il.

Si Drummondville a la volonté de mettre fin à l'importation de déchets, il semble que c'est à Québec que le destin du site d'enfouissement de Saint-Nicéphore se jouera. En effet, ce sera au gouvernement provincial de permettre ou non la poursuite de ses activités au-delà de 2020.

«C'est sûr qu'en décidant d'envoyer nos déchets ailleurs, nous faisons pression sur le ministère, mais il ne faudra pas mettre les autres régions dans le trouble. Pour l'instant, elles dépendent de nous», conclut-il.

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