Une grève chez Air Transat durant la relâche?

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Sous la menace d'une grève en pleine relâche scolaire, les pilotes d'Air Transat et la direction du transporteur espèrent que les négociations intensives devant un conciliateur permettront de dénouer l'impasse.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Sous la menace d'une grève en pleine relâche scolaire, les pilotes d'Air Transat et la direction du transporteur espèrent que les négociations intensives devant un conciliateur permettront de dénouer l'impasse.

Les rencontres ont repris entre les deux parties, mardi, une journée après que 96 pour cent des 524 pilotes représentés par l'Association des pilotes de ligne internationale (ALPA) se furent massivement prononcés en faveur d'un débrayage.

Ces derniers sont sans contrat de travail depuis maintenant plus de neuf mois.

« Nous avons commencé la négociation en février 2015 et les 37 rencontres avec la compagnie n'ont permis que d'effectuer des progrès minimes », a expliqué le président du conseil exécutif principal du syndicat d'Air Transat, Patrice Roy, au cours d'un entretien téléphonique.

Au terme de la journée, celui-ci a indiqué que la partie syndicale avait soumis une proposition à l'employeur, ajoutant qu'une réponse était attendue ce mercredi.

Les pilotes d'Air Transat disent être les seuls de l'industrie à ne pas avoir obtenu la parité par rapport à leurs pairs des autres compagnies aériennes en ce qui a trait aux salaires ainsi qu'aux régimes de retraite.

Selon M. Roy, les écarts les plus importants concernent les pilotes affectés à la flotte de petits appareils, alors que du côté des plus gros avions, les salaires s'approchent de la moyenne canadienne.

Si des progrès significatifs ne sont pas réalisés d'ici l'échéance de dimanche, les pilotes pourraient ainsi déclencher une grève à la fin du mois.

M. Roy a assuré que la semaine de relâche, où un plus grand nombre de familles s'évadent vers les destinations soleil, n'avait pas été choisie par l'ALPA pour accroître la pression sur l'employeur.

« Personne ne va nous croire, mais non, ce n'est pas stratégique, a dit le représentant syndical. Le comité de négociation est allé aussi loin que possible avant de demander la conciliation. Nous n'avons pas planifié les dates pour les séances de conciliation. »

Pour sa part, Air Transat, qui n'a pas accordé d'entrevue, a exprimé de la déception à l'égard de ses pilotes, qui, selon le transporteur aérien, envisagent un moyen de pression qui ne « semble pas justifié ».

« Nous souhaitons en arriver à un accord, comme ce fut toujours le cas dans le passé », a indiqué la compagnie par courriel.

Pour le moment, le transporteur aérien n'a pas officiellement brandi la menace d'un lock-out, mais cette possibilité semble avoir été évoquée en coulisses, de l'avis de M. Roy.

« Cela m'a déjà été mentionné personnellement, a-t-il dit. Mais il ne faut pas oublier que chez Air Transat, même s'il y a toujours eu de longues négociations, de la conciliation ainsi que des votes de grève, il n'y a jamais eu de débrayage. »

Si des progrès sont réalisés à la table de négociation d'ici la fin de la semaine, les deux parties peuvent demander que la période de conciliation soit prolongée, un scénario qui n'a pas été écarté par M. Roy.

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