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Agrandissement ou déménagement pour NGC Aérospatiale?

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L'entreprise NGC Aérospatiale est à court d'espace dans ses installations de la Place Jacques-Cartier. «On est à la limite de nos locaux», indique le président Jean de Lafontaine.

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(SHERBROOKE) L'entreprise NGC Aérospatiale « cherche activement des solutions » aux problèmes d'espace qu'elle connaît actuellement. « On est à la limite de nos locaux », indique le président et fondateur de l'entreprise, Jean de Lafontaine. L'entreprise pourrait agrandir ses espaces à même les locaux de la Place Jacques-Cartier où elle est située ou déménager complètement ailleurs à Sherbrooke au besoin. La PME évalue différentes options.

Fondée il y a près de 15 ans, NGC Aérospatiale a pignon sur la rue King Ouest, au sein de la Place Jacques-Cartier. Les bureaux de la PME se retrouvent sur deux étages. Elle compte aussi un laboratoire dans le parc industriel à Sherbrooke.

Le président-fondateur, Jean de Lafontaine, a décidé de diversifier les activités de l'entreprise en misant davantage sur le développement lié à l'intelligence des drones.

Jusqu'ici, NGC se spécialisait principalement dans la conception de logiciels de contrôle, de guidage et de navigation pour des engins comme des satellites.

« On prévoit agrandir avec ces nouveaux produits-là, on est à la limite de nos locaux. La plus grande motivation de déménager, c'est le fait qu'on soit sur deux étages ici et que le laboratoire est dans le parc industriel. On est sur trois endroits (...) La plus grande motivation est d'avoir tout sous un même toit », note M. de Lafontaine.

À court terme, il est possible que NGC puisse occuper davantage de locaux au sein de l'édifice du 1650 King Ouest.

Avec les questions de bail et la volonté de tout pouvoir regrouper sous un même toit, il s'agit d'un casse-tête, note M. de Lafontaine.

Deux scénarios sont donc sur la table : « grandir » dans les locaux actuels et rapprocher le laboratoire ou encore déménager complètement.

Au moment de l'entrevue, NGC comptait environ 12 employés et une autre embauche était imminente, de sorte qu'il n'y aura plus de siège disponible.

Des satellites aux drones

Reconnue pour ses activités dans l'espace, NGC Aérospatiale a diversifié ses activités après des moments difficiles, notamment avec le développement de l'intelligence de drones.

L'entreprise planche à développer des drones capables de voler à proximité de certaines infrastructures sans les heurter, de détecter des failles avant qu'il ne soit trop tard.

« On s'oriente vers différents champs, dont l'inspection des infrastructures. Il y a des ponts qui sont en train de craquer, de tomber en ruine, il y a des édifices qui doivent être inspectés... » précise le président-fondateur de NGC Aérospatiale, Jean de Lafontaine.

Ces engins volants pourraient pratiquer l'épandage dans le domaine de l'agriculture, faire l'inspection des barrages et des lignes électriques, par exemple. « On ne développe pas le drone », dit-il en soulignant qu'il s'agit plutôt « de l'intelligence et les capteurs qui assurent que le drone ne frappe pas les autres infrastructures ou les autres drones ».

Il précise aussi qu'il ne s'agit pas de drones militaires.

« Si on inspecte des lignes électriques, on veut voler près du fil pour voir s'il y a du givre, mais quand on arrive proche d'un pylône, on veut l'éviter », illustre-t-il. Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) s'intéresse d'ailleurs à ces travaux.

NGC planche aussi sur la production d'un système de cartographie permettant de produire des cartes trois dimensions très précises.

« On a eu une période difficile avec le gouvernement canadien qui a réduit les budgets dans le domaine aérospatial et la même chose en Europe; il y a eu des ralentissements du côté européen. On en a profité pour développer... »

« Les satellites, ça coûte cher, et ce sont des gouvernements qui achètent ça (...) Souvent, quand les gouvernements veulent couper des budgets, le domaine de la recherche (spatiale, scientifique) - on l'a vécu avec le dernier gouvernement - c'est souvent parmi les premiers domaines à souffrir des coupes. »

En 2011, Jean de Lafontaine a indiqué à son équipe qu'il fallait changer de cap.

« Je leur ai dit en demi-blague qu'il fallait viser qu'un jour, l'aérospatial va être un hobby, et non une source de revenus principale. »

Par ailleurs, Sherbrooke sera l'hôte d'une conférence internationale dans le secteur de l'aérospatial, en août. Jusqu'ici, cette conférence avait été présentée à l'étranger. Elle sera présentée à l'hôtel Delta et doit réunir plus d'une centaine de chercheurs et d'étudiants.

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