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300 mises à pied temporaires chez BRP

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Le manufacturier BRP procédera à la mise à pied « temporaire et volontaire » de 300 employés à ses installations de Valcourt, à compter de la deuxième semaine de février, pour une période de 10 à 12 semaines. C'est le quart de travail de soir sur la chaîne de montage des roadsters Can-Am Spyder qui est touché par cette mesure.

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Le manufacturier BRP procédera à la mise à pied « temporaire et volontaire » de 300 employés, à compter de la deuxième semaine de février, pour une période de 10 à 12 semaines.

Les travailleurs mis à pied toucheront l'équivalent de 70 pour cent de leur salaire, en vertu d'un programme de prestation supplémentaire de chômage (PSC) auquel l'entreprise contribue.

C'est le quart de travail de soir sur la chaîne de montage des roadsters Can-Am Spyder qui est touché par cette mesure qui vise à mettre moins de pression sur l'inventaire des petits véhicules récréatifs sur le marché, explique-t-on au service des communications de l'entreprise à Valcourt.

L'annonce a été faite aux employés à la fin de septembre dernier, mais ces jours-ci, la direction de l'entreprise retourne vers eux pour savoir qui accepte de laisser son emploi temporairement.

BRP (Bombardier Produits récréatifs) est confiante de trouver 300 volontaires, sinon elle s'engage à respecter son contrat social avec les employés. « Ils ne travailleront pas sur la chaîne de montage mais ils vont travailler », assure-t-on au service des communications.

En assemblée publique lundi soir, le maire de Racine a ébruité la mauvaise nouvelle en croyant qu'il s'agissait de mises à pied permanentes. François Boissonneault craignait le ressac puisque beaucoup de travailleurs de BRP seraient des contribuables de Racine.

Les appréhensions sont d'autant plus vives dans la région que le manufacturier de véhicules récréatifs a annoncé au début de décembre un gel de salaire de trois à cinq ans pour ses employés - qui ne sont pas syndiqués, rappelons-le-, ainsi qu'un plan d'investissement de 118 millions $ sur cinq ans visant à moderniser et à accroître la compétitivité des installations de Valcourt.

Le gel de salaire entre en vigueur le 1er février et touche 1600 employés des services techniques, administratifs et manufacturiers, soit 60 % du personnel qui travaille à Valcourt.

Analyse des procédures

L'entreprise a aussi commencé à analyser ses procédures et ses façons de travailler dans le but de déployer son plan d'investissement. On a annoncé que les chaînes de montage des Ski-Doo et des Spyder allaient être réévaluées et éventuellement combinées, mais il est trop tôt dans le processus pour prédire les impacts sur la main-d'oeuvre. BRP maintenait en décembre qu'aucune perte d'emplois n'était en vue.

Pour le moment, a-t-on répété à La Tribune mardi, « il n'y a pas de fermeture permanente de la ligne de Spyder ». Les employés mis à pied vont revenir au travail pour la production des modèles 2017 de Spyder quelque part en avril ou mai. Et on est en mesure de dire que l'assemblage des motoneiges Ski-Doo par la suite se fera sur deux quarts de travail comme à l'habitude.

Ce n'est pas la première fois que BRP fait appel au programme de prestation supplémentaire de chômage pour pallier un ralentissement de production. L'entreprise est confiante que la production pourra revenir à la normale à l'automne.

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