Les Joyeux Fromagers prennent une pause

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Pendant plus d'une décennie, la Chèvrerie Fruit d'une Passion a fait fureur avec son fromage la Tomme des Joyeux Fromagers, raflant plusieurs prix nationaux au Festival des fromages de Warwick, entre autres.

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(Saint-Ludger) La passion semble avoir délaissé les Joyeux Fromagers de la Chèvrerie fruit d'une passion, de Saint-Ludger, Isabelle Couturier et Alain Larochelle, qui ont décidé de prendre une pause prolongée. Le rythme effréné de la vie imposé par la production de leur tomme de fromage de chèvre, maintes fois primée pendant 14 ans, aura eu raison de leur courage et de leur détermination.

Des considérations familiales ont pris le dessus sur leur vie professionnelle et sont à la base de cette décision qui en a surpris plusieurs, en ce début d'année.

« Pour les prochaines années, nous poursuivrons un travail en agriculture, mais de façon moins contraignante. Nos trois jeunes enfants nous comblent de bonheur, nous ne pouvons résister à l'envie de vivre avec eux, de les voir grandir et de leur offrir notre présence », a indiqué Isabelle Couturier en entrevue téléphonique.

Ils ont vendu leurs chèvres en octobre 2015 et les derniers arrivages de la Tomme des Joyeux Fromagers se sont retrouvés à temps dans les supermarchés pour le réveillon du 31 décembre. Pour ce qui est de leur fromage Parle-moi z'en, il y en aura jusqu'en mars ou avril 2016. Ces deux produits vedettes de la région de Mégantic, reconnus et distribués de Gaspé à l'Abitibi, se sont révélés régulièrement dans les magazines et ont été cuisinés par les grands chefs québécois. Par exemple, à la cuisine du Château Frontenac, ou plus près en Estrie, aux Victorines du Lac et au gîte Haut Bois Dormant, de Notre-Dame-des-Bois. Depuis plusieurs années, la viande de chevreau s'était ajoutée, d'abord à Montréal et Québec, mais depuis cinq ans, était totalement vendue localement.

Les deux complices n'ont cependant pas l'intention de laisser en friche leur terre du 7e rang de Saint-Ludger. « On veut continuer de travailler sur nos terres... Il y a un marché pour la vente de foin. On a toujours fait du beau foin pour nos chèvres laitières », ajoute Mme Couturier. « Nous avons l'intention de produire des viandes naturelles sans hormones et sans antibiotiques. Des porcs, des veaux et peut-être de la volaille sont prévus pour l'été 2016. Un marché en circuit court sera favorisé, soit la vente directe aux consommateurs au Marché public de Lac-Mégantic et sur commande. »

De plus, ils songent à établir une culture permanente sur la ferme qui compléterait celles des sapins de Noël, des fraisiers et des pommiers, que l'on voit déjà à profusion dans la région.

« Il faut développer d'autres cultures pour diversifier l'offre de produits agroalimentaires de la région. Le but, c'est aussi d'adapter notre travail à notre nouvelle réalité familiale... Nous sommes vraiment heureux d'avoir pris cette décision, mais ce n'est pas sans émotion que nous vivons cette transition. Toutes ces années à partager notre vie avec les chèvres et la terre, les travaux aux champs, les mises bas, l'élevage des chevreaux, la traite, la transformation, l'affinage... Nous voguons entre les souvenirs et les rêves », a-t-elle conclu.

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