Les marchés boursiers clôturent en forte baisse

Le désinvestissement mondial de jeudi est survenu après... (Archives, La Presse)

Agrandir

Le désinvestissement mondial de jeudi est survenu après que les activités sur les marchés boursiers de Shanghai et de Shenzen eurent été automatiquement interrompues par un processus de « disjoncteur » qui survient lorsqu'un indice plonge de sept pour cent.

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne

La chute des marchés boursiers en Asie, alimentée par les problèmes de la Chine, a encouragé plusieurs grandes places boursières à clôturer en forte baisse, jeudi.

La Bourse de Toronto a notamment retraité pour une septième séance consécutive, effaçant 278,59 points, soit 2,19 pour cent, pour terminer la journée à 12 448,21 points. Une fois de plus, la baisse était attribuable aux faiblesses que certains observateurs perçoivent dans l'économie chinoise.

Avec cette nouvelle dégringolade, le parquet torontois affiche maintenant un recul d'environ 20 pour cent par rapport à son sommet de tous les temps, atteint en septembre 2014. Un tel recul est généralement considéré comme suffisant pour définir un « marché baissier » - ce que les anglophones appellent un « bear market ».

Le dollar canadien est pour sa part resté près de son creux de 12 ans et demi, à 70,94 cents US, en baisse de 0,08 cent US.

Le cours du pétrole brut a retraité jeudi à des niveaux qu'il n'avait pas atteints depuis 2008, perdant 70 cents US à 33,27 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York. Cela a fait reculer le secteur torontois de l'énergie de 4,2 pour cent.

Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a plongé de 392,41 points, soit 2,32 pour cent, à 16 514,10 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a glissé de 47,17 points à 1943,09 points - soit une baisse de 2,37 pour cent. L'indice composé du Nasdaq a rendu 146,33 points à 4689,43 points.

Pas de panique financière

Pour Andrew Pyle, conseiller principal et gestionnaire de portefeuille chez Scotia Gestion de patrimoine, le début d'année que connaissent les marchés boursiers nord-américains est le pire dont il puisse se souvenir.

Mais les inquiétudes de voir les marchés connaître des pertes de l'ampleur de celles de 2008 sont exagérées, croit-il.

« L'économie américaine et l'économie mondiale ne sont pas en train de s'écrouler », observe M. Pyle. « Nous ne sommes pas en récession mondiale. Il n'y a pas de panique financière sur Wall Street. Nous observons cette semaine quelques événements sporadiques qui génèrent des ventes de panique. »

Le désinvestissement mondial de jeudi est survenu après que les activités sur les marchés boursiers de Shanghai et de Shenzen eurent été automatiquement interrompues par un processus de « disjoncteur » qui survient lorsqu'un indice plonge de sept pour cent.

C'était la deuxième fois cette semaine que ce processus était enclenché - il l'avait aussi été lundi - depuis son introduction, le 1er janvier. La commission réglementaire des valeurs mobilières de la Chine a indiqué jeudi, après la fermeture précipitée des places boursières, que le recours à ce disjoncteur était maintenant suspendu.

Les pertes de jeudi ont été attribuées à la faiblesse du yuan. Certains acteurs de la finance ont vu dans la décision du gouvernement chinois de laisser la devise chinoise s'affaiblir un mauvais signe pour la santé de l'économie de la Chine, la deuxième plus grande du monde.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer