Feu vert pour le CS100

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Le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, a confirmé l'homologation du CS100, le plus petit appareil de la CSeries.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

L'homologation du plus petit appareil de la CSeries de Bombardier a été éclipsée vendredi par les rumeurs entourant l'avenir de son président du conseil d'administration, Pierre Beaudoin.

La multinationale québécoise a vigoureusement nié une information de l'agence Reuters qui suggère que M. Beaudoin quitterait ses fonctions dès le début de l'année 2016.

« Nous réfutons. C'est de la pure spéculation », a indiqué par courriel une porte-parole de Bombardier, Isabelle Rondeau.

De son côté, le président et chef de la direction de la société, Alain Bellemare, s'est montré peu loquace lorsque questionné à ce sujet.

« Je ne sais pas d'où cela sort », a-t-il affirmé, en marge de la conférence de presse organisée à Mirabel, dans les Laurentides, pour confirmer l'octroi par Transports Canada de la certification pour l'avion CS100.

Ces nouvelles ont fait bondir le titre de l'entreprise à la Bourse de Toronto, qui a clôturé en hausse de 19 cents, soit 16,2 pour cent, à 1,36 $.

Après six ans et demi aux commandes de Bombardier, Pierre Beaudoin avait provoqué la surprise le 12 février dernier en cédant sa place à Alain Bellemare. Il occupe depuis le poste de président du conseil d'administration, en remplacement de son père, Laurent.

Par ailleurs, malgré l'annonce d'une nouvelle qualifiée d'« historique » par Bombardier, ni Laurent ni Pierre Beaudoin n'ont été aperçus vendredi à Mirabel aux installations de l'entreprise, qui n'a pas fourni de raison précise pour expliquer cette absence remarquée.

Au cours des dernières années, plusieurs investisseurs et des analystes ont attribué les problèmes de la société et sa performance financière décevante à la famille qui la contrôle.

Même si Bombardier demeurait sous l'égide des Beaudoin, les investisseurs accueilleraient favorablement le départ d'un membre de la famille à la présidence du conseil d'administration, estime Walter Spracklin, de RBC Marchés des capitaux.

« Cela serait perçu comme une amélioration de la gouvernance et signalerait possiblement une plus grande indépendance de son président et chef de la direction par rapport à la famille », écrit l'analyste dans un rapport.

Financement fédéral

En dépit de l'ampleur de la conférence de presse organisée par Bombardier pour confirmer l'homologation de la CS100, ce sont les questions entourant l'aide financière fédérale ainsi que le sort de l'unique commande canadienne de l'avion commercial qui ont retenu l'attention à Mirabel.

Interrogés sur ces sujets par les journalistes, les dirigeants de la multinationale et les représentants gouvernementaux présents ont tous choisi de jouer la carte de la prudence.

« Nous sommes ici pour célébrer, a dit M. Bellemare, lorsque questionné à propos de l'avancement des discussions avec Ottawa pour obtenir un financement. Nous sommes toujours en discussion. »

Depuis que le gouvernement Couillard a investi 1 milliard $ US dans le programme de la CSeries, l'entreprise québécoise s'est également tournée vers le gouvernement Trudeau, qui dit évaluer le dossier.

Concédant que la certification de Transports Canada était une étape

« extrêmement importante », le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, n'a pas voulu s'avancer davantage.

Selon le grand patron de Bombardier, le dossier n'a pas fait l'objet de discussions vendredi, tout comme celui de la décision d'Ottawa de ne pas permettre aux avions de ligne de décoller de l'aéroport Billy-Bishop de Toronto.

Cela décision menace la commande de 870 millions $ US pour 12 appareils CSeries placée par Porter Airlines en 2013 et qui pourrait atteindre 2,15 milliards $ US en tenant compte des options sur 18 autres appareils.

Questionné à ce sujet, M. Garneau a réitéré qu'Ottawa respecterait sa promesse électorale de ne pas rouvrir l'entente avec la Ville de Toronto et Ports Toronto, qui devrait être renégociée afin de prolonger la piste de l'aéroport insulaire et ainsi permettre aux avions à réaction de l'utiliser.

Pour sa part, M. Bellemare a affirmé que le contrat de Bombardier avec Porter était toujours valide.

« On continue de travailler étroitement avec eux pour voir ce qu'ils vont faire », s'est-il limité à dire.

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