Maison Tourigny: un déménagement encore possible?

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(MAGOG) Peut-on encore sauver la maison Tourigny malgré le feu vert donné au projet d'immeuble à bureaux du promoteur Gilles Bélanger? Difficile de l'imaginer, mais l'homme d'affaires se montre prêt à aider si des gens souhaitent sauver la résidence patrimoniale.

Lors d'une entrevue accordée à La Tribune lundi, M. Bélanger a déclaré être disposé à supporter financièrement un groupe qui voudrait déménager la maison Tourigny.

« Je ne raserai pas cette résidence sans avertir personne, assure l'homme d'affaires. Je pourrais offrir un certain montant pour un projet de déménagement ou faire don de matériaux provenant de la maison à des gens qui en feraient la demande. »

Rappelons que Gilles Bélanger a déjà promis que son projet inclura des aménagements pour rappeler l'histoire de la famille Tourigny et de son ancienne demeure, située à l'angle des rues Saint-Patrice et Principale à Magog.

L'immeuble que le promoteur entend construire sur l'îlot Tourigny comptera quatre étages et pourra accueillir jusqu'à 150 travailleurs. Si tout fonctionne comme prévu, la construction s'amorcera durant les prochains mois pour se terminer avant la fin de 2016.

Des problèmes de circulation?

Ancien conseiller municipal à Magog, Jean-Yves Routhier a décidé d'intervenir sur la place publique afin d'inviter les élus de la municipalité à reconsidérer leur décision. Il croit que des problèmes de circulation apparaîtront autour de la future place Tourigny une fois celle-ci construite.

« Durant mes mandats, j'étais contre tout développement majeur à l'îlot Tourigny, que j'appelais souvent le Triangle des Bermudes de la circulation. Encore aujourd'hui, la circulation y est régulièrement abondante et lente. Imaginez après les phases un, deux et trois? », écrit M. Routhier dans une lettre acheminée à La Tribune.

« On veut dépenser huit millions $ pour rénover le centre-ville alors qu'on se prépare à en boucher l'entrée. Ce projet pourrait être plus facilement implanté ailleurs en ville », ajoute-t-il dans sa lettre, laquelle est cosignée par Michel Pomerleau, un autre ancien échevin.

Jean-Yves Routhier soutient également que le prix demandé par la Ville de Magog pour les terrains qu'elle vendra au promoteur est « une vraie risée. Plutôt garder cet endroit pour le prix que la Ville a dû payer à l'origine pour l'acheter. »

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