Une récompense à la conservation

Étienne Desmarais, président d'Écotierra et Dany Senay, directeur... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Étienne Desmarais, président d'Écotierra et Dany Senay, directeur de l'organisme Forêt Hereford que l'on aperçoit sur la photo, ont lancé lundi le projet Pivot, un modèle qui permettra de de reconnaître et de compenser financièrement « les efforts de gestion durable et de conservation » des propriétaires forestiers par les revenus de crédits de carbone.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) L'entreprise sherbrookoise Écotierra et l'organisme Forêt Hereford ont annoncé le lancement du projet forestier Pivot, lundi, un modèle qui permettra de reconnaître et de compenser financièrement par les revenus de crédits de carbone « les efforts de gestion durable et de conservation » des propriétaires forestiers. Ils ont du même coup dévoilé un partenariat scientifique avec l'Université Laval.

Les participants au projet choisiront de modifier leurs pratiques de gestion forestière ou pourront décider de créer des zones de conservation dans leur propriété.

L'entreprise et l'organisme investissent 300 000 $ pour cette initiative, qu'ils décrivent comme le premier « projet carbone forestier groupé au Canada », qui permet « d'agir efficacement pour réduire les émissions et capturer les gaz à effet de serre à long terme ».

Le projet vise la capture et la réduction de plus de 25 000 tonnes de CO2 équivalentes par année dans sa première phase de développement, avec un potentiel à terme de plusieurs milliers de tonnes de CO2 équivalentes.

« Ce qu'on veut, c'est d'offrir une option de diversification de revenus pour les propriétaires décidant d'exploiter différemment, avec une empreinte écologique positive, leur propriété, et ce, en complément de l'exploitation forestière », indique Étienne Desmarais, président d'Écotierra.

« On peut intégrer des propriétés, parcelle par parcelle, producteur par producteur, tout au long de la vie du projet. » Celui-ci permettra l'inclusion de parcelles forestières sur l'ensemble de la forêt tempérée et boréale québécoise, soit un potentiel de plus de 1 million de km carrés, qui s'étendent de la frontière américaine jusqu'au nord du lac Saint-Jean.

Environ 15 % des gaz à effet de serre (GES) dans le monde proviennent de la forêt, « du déboisement ou de la mauvaise gestion », avance M. Desmarais.

Forêt Hereford a notamment pour mission de réhabiliter la forêt et conserver la biodiversité.

« Forêt Hereford vise donc à mettre un minimum de 750 hectares de forêt dans le projet (...) Deux méthodes de séquestration de carbone seront possibles : la création de zones de conservation et la modification des pratiques forestières pour augmenter la quantité de carbone séquestrée», indique Dany Senay, directeur de Forêt Hereford.

« Le développement du projet demandera à Forêt Hereford de partager notre humble expertise forestière (...) Comme tous les propriétaires forestiers qui vont se joindre au projet, nous aurons aussi des obligations : géoréférencer les zones choisies, modifier nos pratiques forestières... » Forêt Hereford entend mettre en valeur le territoire avec les revenus qui seront générés.

Pour l'organisme, la participation au projet représente « plusieurs dizaines de milliers de dollars ». « Pour un organisme communautaire comme nous, c'est un risque qui est élevé, mais qui est calculé », note M. Senay en rappelant que le retour sur l'investissement peut être calculé en moins de trois ans. « Après, ce sont des revenus nets qui reviennent aux propriétaires. »

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