La Frissonnante déménage à Danville

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En déménageant dans les installations laissées vacantes par la fermeture de Savoura, à Danville, la Frissonnante deviendra la plus importante serre de production de fraises en Amérique, se réjouit le directeur de production Joël Lalancette.

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Trop à l'étroit dans ses installations situées sur la propriété de Rose Drummond, la Frissonnante vient tout juste de déménager ses installations de production de fraises dans les serres laissées vacantes par la fermeture de Savoura à Danville, dans la MRC des Sources.

Il s'agissait là d'une occasion en or pour l'entreprise de multiplier par six sa production et ainsi de mieux satisfaire la demande croissante pour les fraises récoltées au Québec.

« On était rendu là, résume le directeur de production, Joël Lalancette. Nous étions constamment en rupture de stock. Il nous fallait augmenter notre production, mais nous n'avions pas l'espace nécessaire pour le faire ».

De 6000 mètres carrés qu'ils utilisaient à Drummondville, la Frissonnante cultivera maintenant 28 000 mètres carrés, soit une superficie presque cinq fois plus importante, et deviendra ainsi la plus importante serre de production de fraises en Amérique. Malgré l'ampleur relative du projet, l'entreprise ne fournira que l'équivalent de 1,3 % de toutes les fraises américaines importées au Québec.

« C'est encore minime comme production. Le marché n'est pas un problème pour nous. Plus ça va et plus les consommateurs veulent manger moins et mieux. Ils en ont marre des pesticides et comprennent que l'importation de fraises de Californie nécessite du transport et l'émission de gaz à effet de serre », explique M. Lalancette.

Une autre expansion?

La Frisonnante n'a donc pas fini de grandir. Il faut s'attendre à ce que l'entreprise investisse davantage au cours des prochaines années afin de répondre à la demande québécoise, mais aussi à celle de l'Ontario, des Maritimes et du Nord-Est américain, chose qui n'est pas possible en ce moment, même dans les nouvelles serres danvilloises.

« Nous avons eu des demandes de l'Ontario et fait quelques essais de commercialisation aux États-Unis, mais nous n'avons pas encore la production nécessaire pour nous attaquer à ses marchés. Nous allons prendre un an pour rentabiliser l'investissement et nous verrons après », ajoute le directeur, faisant état d'un investissement de quelques centaines de milliers de dollars.

La décision La Frissonnante de se lancer dans la culture de la fraise de serre est née d'un ralentissement du marché de la fleur. C'est en analysant les façons de faire européennes que les propriétaires se sont aperçus du potentiel de cette nouvelle culture. L'entreprise a notamment une entente de distribution avec les supermarchés Métro de la province.

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