Bombardier prévoit une année 2016 difficile

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Fort d'un nouveau financement public de 2,5 milliards $ US de la part du gouvernement du Québec et de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Bombardier s'attend à avoir assez de liquidités - environ 6,5 milliards $ US - pour livrer son avion commercial de la CSeries et compléter le développement de son nouveau jet d'affaires Global 7000.

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Ross Marowits
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MONTRÉAL

Bombardier a averti mardi que l'année 2016 risquait d'être difficile pour le géant du transport, qui s'attend toutefois à ce que la transformation qu'il a entreprise, et les mesures de réductions de coûts qu'elle a entraînées, lui permettent de compléter son redressement financier d'ici 2020.

« Malgré les difficultés à court terme, le potentiel pour Bombardier est très grand et nous sommes en train de redresser la société », a affirmé mardi le chef de la direction, Alain Bellemare, lors du dévoilement d'un plan stratégique quinquennal.

Fort d'un nouveau financement public de 2,5 milliards $ US de la part du gouvernement du Québec et de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Bombardier s'attend à avoir assez de liquidités - environ 6,5 milliards $ US - pour livrer son avion commercial de la CSeries et compléter le développement de son nouveau jet d'affaires Global 7000. Les deux programmes devraient raffermir les revenus d'ensemble de la société.

Une année de transition

Même si 2016 sera une année de « transition », un effort particulier sera entrepris pour faire croître les bénéfices et générer de meilleurs flux de trésorerie.

« Nous avons de très bonnes données fondamentales et un espace significatif pour l'amélioration », a déclaré M. Bellemare à des analystes institutionnels au cours d'une conférence de quatre heures et demie retransmise sur le Web depuis New York.

Bombardier s'attend à ce que ses revenus d'ensemble progressent d'entre cinq et six pour cent par année, afin d'atteindre 25 milliards $ US d'ici 2020.

Selon le président de la division des avions commerciaux, Fred Cromer, la direction de Bombardier reste convaincue que les appareils de la CSeries finiront par être populaires et qu'ils attireront de nouvelles commandes parce qu'ils sont les seuls avions à fuselage étroit qui ont tenu leurs promesses de faibles coûts d'exploitation, de longue portée et de faible bruit dans les 30 dernières années.

Le programme de la CSeries n'a cumulé que 243 commandes fermes jusqu'à maintenant, mais quelques dates sont toujours disponibles dans ses premières années de livraison. La production devrait en outre s'accélérer pour permettre de livrer plus de 100 avions par année en 2020, a précisé M. Cromer.

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