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La Fromagerie du presbytère en quête de nouvelles vaches

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Propriétaire de la Fromagerie du presbytère Jean Morin croit que son entreprise est la seule au Canada à posséder un tel équipement dans ce domaine.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Saint-Élizabeth-de-Warwick) Maintenant qu'elle s'est donné les « moyens de ses ambitions » en faisant l'acquisition de l'église de Sainte-Élizabeth-de-Warwick pour en transformer la majeure partie en salle d'affinage, la Fromagerie du presbytère cherchera à ajouter quelques bêtes à son troupeau afin d'améliorer son approvisionnement en matière première.

Ça fait déjà quelque temps que la Fromagerie transforme la totalité de la production laitière des 75 vaches de sa ferme et, malgré tout, on s'attend à ne pas avoir suffisamment de fromage pour subvenir à l'importante demande qui accompagne la période des Fêtes. Le propriétaire des lieux, Jean Morin, entrevoit l'acquisition d'environ 25 bêtes supplémentaires dans un avenir relativement rapproché afin d'accroître la production.

« Nous peinons à subvenir à la demande et nous avons des projets de développement de nouveaux fromages. Comme nous tenons absolument à transformer notre propre lait plutôt que d'en acheter et que mes enfants se sont joints récemment au projet, nous devrons produire davantage », analyse-t-il.

En guise d'exemple, le fromager affirme qu'il n'a actuellement qu'une seule meule de fromage Louis d'or vieilli pendant deux ans à offrir au marché canadien.

Une salle de 2500 meules

Ça fait deux semaines environ que la Fromagerie a commencé à utiliser sa nouvelle salle d'affinage aménagée au coût d'un million $ à même l'église de la paroisse. M. Morin estime que cet aménagement permettra de faire passer de 1000 à 2500 meules la capacité d'affinage de l'entreprise. On devrait mettre deux ans à atteindre la pleine capacité. Une fois cette étape

atteinte, on « déplacera des murs », a-t-il annoncé.

L'investissement a notamment permis l'acquisition d'un robot d'affinage d'importation suisse qui permet de laver les meules et de les retourner, facilitant ainsi la tâche des travailleurs affectés à cet exercice pour le moins répétitif. Jean Morin croit que sa fromagerie est la seule au Canada à posséder un tel équipement.

Devancer l'Europe

Comme bien d'autres, le pro-

priétaire de la Fromagerie du presbytère voit d'un mauvais oeil l'importation de fromages européens rendue possible par de récents accords internationaux. Plutôt que de s'apitoyer sur son sort, il a décidé de prendre le taureau par les cornes et de développer de nouveaux produits.

Depuis quelques mois, il participe à la production du Taliah, un fromage mi-vache mi-brebis conçu en collaboration avec Valérie Brousseau. Il s'agit, selon lui, d'un produit qui se démarque par son goût et sa texture. Il se démarque ainsi de ce qui est produit actuellement au Québec.

« Nous allons tenter d'occuper l'espace disponible du mieux que l'on peut par le développement de nouveaux fromages qui se distingueront. Nous espérons créer deux ou trois nouveaux produits au cours de la prochaine année afin d'étendre encore un peu notre influence sur le marché », suggère M. Morin.

Maintenant que la réputation de la Fromagerie du presbytère n'est plus à faire au Québec, le fromager aimerait faire connaître ses produits dans le Canada anglais. « C'est un marché intéressant, on ne sait jamais », espère-t-il.

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