Bluberi se place à l'abri de ses créanciers

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Bluberi n'est pas parvenue à s'entendre avec ses principaux créanciers et a donc été contrainte de se placer sous la Loi des arrangements avec les créanciers.

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Yanick Poisson
La Tribune

(SHERBROOKE) Bluberi n'est pas parvenue à s'entendre avec ses principaux créanciers et a donc été contrainte de se placer sous la Loi des arrangements avec les créanciers. Elle a maintenant 30 jours pour démontrer de sérieux efforts de redressement, sans quoi elle sera poussée à la faillite.

Le principal créancier de l'entreprise drummondvilloise, Cadillus Capital Corporation de Montréal, a tenté d'invalider la légitimité de Gérald Duhamel de diriger l'entreprise, mais a été débouté par la Cour supérieure plus tôt cette semaine, selon nos informations.

Forte de cette décision, Bluberi rappellera au travail bon nombre des 120 travailleurs mis à pied temporairement au cours des dernières semaines afin de repartir les activités de production. Rappelons qu'une trentaine de personnes ont été maintenues en emploi pendant les négociations afin de maintenir l'effort de vente, ainsi que le service à la clientèle.

Bluberi a mandaté la firme Ernst and Young afin de mener à bien ses efforts de restructuration. La firme agira à titre de contrôleur et produira à la Cour des rapports de performance financière sur une base hebdomadaire.

Selon les documents obtenus par La Tribune, l'entreprise drummondvilloise a un passif accumulé de 52,8 millions $, lequel est attribuable notamment à des déficits de 14,1 millions $ et 22,8 millions $ essuyés lors des exercices financiers 2013 et 2014.

La firme en est venue à la conclusion que Bluberi n'avait pas, en ce moment, les liquidités nécessaires pour faire face à ses obligations courantes, d'autant plus que tous les revenus qu'elle engendre sont déposés dans un compte bloqué par son principal créancier. Elle a donc suggéré que l'on protège l'entreprise de ses créanciers et a dressé un exercice prévisionnel particulièrement optimiste afin de convaincre la Cour que la relance est possible.

Selon l'état prévisionnel d'Ernst and Young, Bluberi devrait recevoir pour près de 4,8 millions $, alors que ses dépenses n'atteindront pas 3 millions $. La firme a l'intention de trouver des solutions afin de permettre à l'entreprise d'améliorer sa rentabilité et trouver un partenaire stratégique qui lui permettra de maintenir son développement.

Rappelons que les difficultés financières de Bluberi proviennent de la structure du marché dans lequel elle évolue. L'entreprise fait effectivement face à une compétition internationale féroce et en constante évolution.

Le système de détermination centrale développé par l'entreprise drummondvilloise est intégré à plus de 7000 terminaux de jeu au Canada, aux États-Unis et en Amérique latine. Elle met à contribution des employés spécialisés dans des domaines aussi variés que l'ingénierie informatique, la conception de jeux, le graphisme, les mathématiques, la programmation, le contrôle de la qualité et le soutien technique.

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