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Au tour de la Caisse de dépôt d'investir dans Bombardier

Alain Bellemare... (Archives La Presse)

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Alain Bellemare

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Quelques semaines après Québec, c'est au tour de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) d'investir dans Bombardier, cette fois-ci dans la division ferroviaire de la multinationale.

L'investisseur institutionnel injectera ainsi 1,5 milliard $ US en échange d'une participation de 30 pour cent d'une nouvelle entité - BT Holdco - qui chapeautera tous les actifs de Bombardier Transport.

Après avoir analysé plusieurs scénario, dont une entrée en Bourse d'une participation minoritaire de sa division ferroviaire, Bombardier (TSX:BBD.B) a expliqué jeudi que la transaction avec la CDPQ représentait l'option «la plus attrayante».

«Cet investissement de la Caisse, qui est un actionnaire majeur de Bombardier depuis de nombreuses années, témoigne du potentiel de croissance de l'industrie du transport sur rail», a souligné le grand patron de l'entreprise, Alain Bellemare.

Cela a fait bondir de titre de Bombardier à la Bourse de Toronto, qui, vers 10 heures, cotait à 1,40 $, en hausse de 9,38 pour cent, ou 12 cents.

Dans le cadre de l'entente, la CDPQ pourra nommer trois des sept membres du conseil d'administration de BT Holdco. M. Bellemare présidera ce conseil d'administration, alors que le dirigeant de Bombardier Transport, Lutz Bertling, continuera d'assumer ses fonctions actuelles.

Bombardier a rencontré de nombreuses difficultés au cours des dernières années pour mener à terme le programme de son avion commercial CSeries, marqué par des dépassements de coûts ainsi que des retards.

Le 29 octobre dernier, Québec a investi 1 milliard $ US pour aider l'entreprise dans ce projet en échange d'une participation de 49,5 pour cent dans une société en commandite. De son côté, le gouvernement Trudeau dit actuellement évaluer les demandes financières de Bombardier.

Cette nouvelle transaction comprend des modalités assurant à la Caisse un rendement minimum de 9,5 pour cent ainsi que d'autres aspects reliés à la performance de Bombardier Transport.

«Les incitatifs de performance puissants au coeur de cette transaction (...) n'ont qu'un seul objectif: créer davantage de valeur dans Bombardier Transport», a estimé le président et chef de la direction de la CDPQ, Michael Sabia.

Ainsi, si Bombardier Transport dépasse certains objectifs, le pourcentage de la participation de la Caisse reculera annuellement de 2,5 pour cent, jusqu'au seuil minimum de 25 pour cent.

À l'inverse, une augmentation annuelle de 2,5 pour cent de la participation de la CDPQ, jusqu'à concurrence de 42,5 pour cent sur cinq ans, est prévue si les cibles ne sont pas atteintes.

La transaction attribue une valeur de 5 milliards $ US à Bombardier Transport.

Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, a estimé que l'intervention de la Caisse était «positive», mais s'est montré surpris de la valeur attribué à la division ferroviaire de la société.

«Du côté négatif, nous croyons que ce montant se situe au bas de la fourchette d'entre 5 et 6 milliards $ US évoqué sur le marché», écrit-il dans une note de recherche.

Walter Spracklin, de RBC Marchés des capitaux, estime quant à lui que d'ici la fin de l'année, les liquidités totales de Bombardier devraient passer de 5,2 milliards $ US à 6 milliards $ US.

Bombardier, qui exploite entre autres une usine à La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent, compte 39 700 employés dans le monde.

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