Une main-d'oeuvre diversifiée pour combler les besoins

Le président de Actions interculturelles de l'Estrie Jacques... (Imacom, Jessica Garneau)

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Le président de Actions interculturelles de l'Estrie Jacques Vidal était accompagné de Anne-Marie Éthier, directrice de Emploi-Québec en Estrie, Annie Godbout, conseillère municipale et présidente du comité des relations interculturelles et de la diversité de la Ville de Sherbrooke, Véronique Bibeau, directrice des ressources humaines chez Sherweb, et Mohamed Soulami, directeur général de Actions interculturelles de l'Estrie.

Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Favoriser l'accès à l'emploi, notamment aux personnes immigrantes, aux personnes handicapées, aux jeunes adultes de moins de 25 ans, aux personnes judiciarisées et aux travailleurs de plus de 55 ans. Voilà l'objectif premier de la première édition en Estrie de la Foire de la Diversité et de l'Emploi, événement organisé par Emploi-Québec et Actions interculturelles de l'Estrie qui se déroulera les 27 et 28 novembre prochains au Centre Julien-Ducharme de Sherbrooke.

L'événement permettra aux employeurs et aux chercheurs d'emplois de se rencontrer. Il offrira à ces derniers des occasions d'emplois à occuper d'ici six mois. « La tenue d'un tel événement est pleinement justifiée alors qu'Emploi-Québec estime que des dizaines de milliers d'emplois seront à combler au cours des prochaines années en raison des changements démographiques et de la croissance de l'emploi. La population estrienne en âge de travailler diminuera de 6500 individus d'ici 2020 et ce en tenant compte de l'immigration et des différentes cohortes de jeunes aux études », explique la directrice d'Emploi-Québec en Estrie, Anne-Marie Éthier en ajoutant que le succès des entreprises passe par l'ouverture à la diversité de la main-d'oeuvre.

La conférence de presse se tenait hier dans les bureaux de SherWeb et des liens peuvent être faits entre l'entreprise sherbrookoise, l'emploi et la diversité. « Nous avons toujours considéré que le talent n'a pas de frontière. Plus de 20 pour cent des employés de SherWeb sont des Néo-Canadiens dont les origines varient de plus d'une quinzaine de pays. Nous sommes riches de ses différences qui contribuent sincèrement à notre succès », a noté la responsable des ressources humaines de l'entreprise, Véronique Bibeau.

Le directeur général d'Actions interculturelles de l'Estrie, Mohamed Soulami, a d'ailleurs souligné que les fondateurs de SherWeb, Peter et Matthew Cassar, sont de bons exemples de l'apport que les immigrants amènent à une communauté. Les frères Cassar étant effectivement des descendants du Moyen-Orient, Canadiens de troisième génération.

L'événement est gratuit et ouvert à tous. Une trentaine d'employeurs y participeront ainsi qu'une dizaine d'organismes facilitant l'embauche.

«Des solutions concrètes»

« Nous désirons offrir des solutions concrètes pour mieux répondre aux besoins des chercheurs d'emploi de notre région et, par le fait même, aider les employeurs à personnaliser et maximiser leurs actions de recrutement », a résumé Jacques Vidal, président d'Actions interculturelles.

Autre bel exemple de l'apport constructif de l'immigration, Danièle Henkel sera l'invitée spéciale du dîner-conférence du 27 novembre.

« Ensemble, nous avons fait de l'immigration un choix de société. Ensemble, nous ferons de Sherbrooke une ville plus que jamais accueillante et inclusive. Notre force réside dans notre capacité de s'unir », a indiqué Annie Godbout, conseillère municipale et présidente du comité des relations interculturelles et de la diversité de la Ville de Sherbrooke.

Une place pour les Syriens sur le marché de l'emploi?

Le directeur général d'Actions interculturelles de l'Estrie, Mohamed Soulami, voit d'un bon oeil l'arrivée imminente de réfugiés syriens dans la région.

« Oui certaines personnes ont des inquiétudes, mais j'entends plusieurs personnes qui veulent faire quelque chose pour aider soit en faisant du bénévolat ou en orgnisant des campagnes de financement. Oui, il faut les accueillir, mais aussi les intégrer et cela passe par l'emploi. On a une belle tradition de ce côté à Sherbrooke. Je crois qu'il faut poursuivre dans cette direction », souligne-t-il ajoutant que les premiers Syriens arrivés à Sherbrooke en septembre sont présentement en processus de francisation, première étape de l'intégration des nouveaux arrivants.

À ceux qui ont des craintes liées à l'arrivée de réfugiés syriens, Jacques Vidal a un message. « Il ne faut pas oublier que les réfugiés sont des gens qui ont pris des bombes et ont vu leur milieu de vie disparaître. Des gens, pour la plupart, éduqués et issus de la classe moyenne, comme vous et moi. Il ne faut surtout pas tomber dans l'amalgame entre les gens qui se font terroriser et ceux qui terrorisent. Je suis Français d'origine, alors les attentats de Paris m'ont beaucoup touché. Il ne faut pas être naïf par rapport au terrorisme, mais il ne faut surtout pas tomber dans les amalgames ou le racisme », commente le président d'Actions interculturelles qui a confiance en l'efficacité des mesures de sécurité qui seront mises en place par le gouvernement.

Une fois l'accueil et la francisation des nouveaux arrivants complétés, ces derniers pourront répondre aux besoins de main-d'oeuvre de la région en fonction de leurs compétences, pensent MM. Vidal et Soulami.

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